Einschlafprobleme

Problèmes d'endormissement : causes fréquentes et solutions rapides

publié par Dr Fabian Krapf dans Sommeil sur 18/09/2020 - mis à jour à 23/06/2026
Dr Fabian Krapf
Dr Fabian Krapf

L'essentiel en bref

  • Vous n'arrivez pas à vous endormir ? Cela est souvent dû à un système nerveux hyperactif. Le stress, l'adrénaline ou le cortisol peuvent bloquer la sécrétion de mélatonine.
  • Le cercle vicieux hormonal : ceux qui s’énervent de ne pas parvenir à s’endormir produisent souvent encore plus de cortisol, ce qui aggrave encore le problème. L’acceptation est souvent la première étape pour sortir de ce cercle vicieux.
  • Solutions immédiates : une lumière tamisée, une douche chaude, éviter la lumière bleue 30 minutes avant de se coucher et un bref exercice de respiration peuvent aider. Après une douche chaude, la température corporelle centrale baisse légèrement, ce qui favorise l'endormissement.
  • Analogie avec l’autoroute : le système nerveux a besoin d’une zone de décélération et non d’un arrêt brusque. C’est pourquoi un ensemble d’outils personnalisés fonctionne souvent mieux qu’une recette universelle unique.
  • Quand consulter un médecin : lorsque les difficultés à s'endormir persistent depuis plus de quatre semaines et qu'elles nuisent au fonctionnement quotidien.

Les difficultés à s'endormir surviennent lorsque le système nerveux ne parvient pas à passer en mode repos. Causes fréquentes : stress, cortisol, adrénaline, exposition à la lumière, caféine, écrans. Les solutions les plus rapides : des horaires de coucher réguliers, une lumière tamisée le soir, un bref exercice de respiration et — ce qui est étonnamment important — accepter le fait qu’on ne peut pas forcer le sommeil.

Quiconque, après un match tardif, une journée de travail intense ou une soirée devant un écran géant, reste allongé dans son lit à ruminer, lutte contre un programme hormonal. Cet article explique pourquoi il en est ainsi — et ce qui aide réellement.

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Causes : pourquoi vous avez du mal à vous endormir

Les difficultés à s'endormir surviennent lorsque le cerveau ne sécrète pas de mélatonine — parce que la lumière, le stress, la caféine ou l'adrénaline bloquent cette sécrétion. À cela s'ajoutent des facteurs externes : le bruit, la température, un lit inconfortable. La cause détermine la solution.

Après une journée de travail ou d’entraînement intense, il est souvent difficile de se détendre. L’esprit est envahi de pensées, le corps est encore en pleine activité. Résultat : les yeux fermés, mais le cerveau continue de tourner.

Aperçu des causes les plus fréquentes

  • Blocage de la mélatonine : la lumière bleue émise par les téléphones portables, les tablettes ou la télévision inhibe la sécrétion de la mélatonine, l’hormone du sommeil. Une lumière du jour vive peu avant le coucher peut également retarder l’endormissement.
  • Caféine et nicotine : toutes deux augmentent la tension artérielle et le pouls. Elles ont un effet stimulant plutôt que relaxant. Il est recommandé d’arrêter toute consommation de caféine au plus tard huit heures avant de se coucher.
  • Faire du sport juste avant de se coucher : une activité intense est source de stress pour l’organisme. Elle entraîne notamment la libération d’adrénaline et de cortisol. Idéalement, il faudrait respecter un délai d’au moins trois heures entre l’entraînement et le coucher.
  • Alcool : bien qu’il procure une sensation de détente, l’alcool a surtout un effet sédatif sur le cerveau, tandis que le corps reste actif. Cela perturbe l’architecture du sommeil.
  • Conditions extérieures : une chambre bruyante, une température ambiante inadaptée ou un lit ou un oreiller inconfortable peuvent rendre l’endormissement encore plus difficile. La température ambiante idéale se situe entre 16 et 19 °C.
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02. Diagnostic : problèmes d'endormissement, difficultés à s'endormir et troubles de l'endormissement

Toute personne incapable de s'endormir en moins de 20 minutes souffre d'un problème d'endormissement. Cela arrive à tout le monde. On parle de trouble de l'endormissement uniquement lorsque ce phénomène persiste pendant au moins 4 semaines et qu'il affecte les performances quotidiennes.

Toutes les situations dans lesquelles une personne fatiguée ne parvient pas à s'endormir en moins de 20 minutes sont considérées comme un problème d'endormissement. Cela est tout à fait normal de temps en temps. Cela ne devient un véritable problème que lorsque cela entraîne de l'inquiétude, du stress ou de la fatigue le lendemain.

« Les difficultés à s'endormir peuvent avoir de nombreuses causes, et les solutions sont donc tout aussi variées. Pour améliorer durablement ton sommeil, l'idéal est de t'attaquer à la cause. Certains conseils, comme un rituel du soir bien établi, peuvent toutefois t'aider en complément à mieux t'endormir. »

Dr Fabian Krapf, expert du sommeil

Dr Fabian Krapf

Troubles de l’endormissement : à partir de quand faut-il les prendre au sérieux ?

Les médecins parlent de troubles de l'endormissement lorsque les problèmes persistent pendant au moins 4 semaines et que la personne concernée en souffre pendant la journée. Ils s’accompagnent souvent de difficultés à rester endormi et du syndrome des jambes sans repos, dans lequel une envie désagréable de bouger les jambes perturbe le sommeil.

03. Aide d'urgence : que faire en cas de difficultés à s'endormir ?

Les difficultés à s'endormir ont différentes causes et peuvent être plus ou moins prononcées. Une question demeure : que faire en cas de difficultés à s'endormir ? Quelle aide immédiate est efficace lorsque vous n'arrivez pas à vous endormir ? Et qu'est-ce qui aide lorsque l'on constate des difficultés à s'endormir malgré la fatigue ?

Il n’est pas facile d’apporter une réponse générale à ces questions, car la solution aux difficultés d’endormissement réside toujours dans leur cause. C’est par là qu’il faut commencer pour améliorer durablement votre sommeil. En complément, vous pouvez suivre des conseils utiles lorsque vous n’arrivez pas à vous endormir.

Par exemple, le rituel du soir que nous avons compilé pour toi à partir de différentes ressources. Ce sont justement les 30 à 60 dernières minutes de la journée qui déterminent en grande partie la qualité de la nuit suivante et doivent donc être bien pensées – pourquoi ne pas essayer ?

Les mesures immédiates les plus efficaces :

une lumière tamisée le soir, une douche chaude (qui fait baisser la température corporelle par la suite), pas de lumière bleue 30 minutes avant de se coucher, un bref exercice de respiration. Et : accepter que l'endormissement ne peut pas être forcé.

Commence ton rituel du coucher juste après t'être brossé les dents le soir. Tu peux bien sûr l'adapter à tes besoins et tu n'es pas obligé de suivre les étapes à la seconde près.

Mais garde au moins un œil sur l’heure et tu constateras que ton nouveau rituel s’apparente à un compte à rebours avant le sommeil :

De la minute 0 à la minute 5 : soulager les tensions

Les maux de tête, les douleurs cervicales et les maux de dos comptent parmi les maux les plus courants dans la civilisation occidentale. Non seulement ils nous gâchent la vie pendant la journée, mais ils nous privent également d’un sommeil précieux. Souvent, ces maux ne sont dus qu’à un déséquilibre de la tension musculaire. Les auto-massages à l’aide d’un rouleau de fasciathérapie sont parfaits pour relâcher le tonus musculaire en fin de journée. Masse-toi lentement, des pieds jusqu’à la tête. Lors de l’auto-massage, veille à le pratiquer plus lentement et avec moins de pression que ce à quoi tu es peut-être habitué après le sport, et essaie de respirer consciemment pendant toute la durée de l’exercice. Expire plus longtemps que tu n’inspires.

Problèmes d'endormissement : massage des pieds

Massage relaxant des pieds avant de s'endormir

Problèmes d'endormissement : massage du dos

Massage du dos comme rituel pour s'endormir

Problèmes d'endormissement : massage de la nuque

Massage de la nuque comme rituel du coucher

Massage des pieds : faites rouler un petit rouleau de fasciathérapie ou une balle sous la plante du pied droit d'avant en arrière. Changez de côté au bout d'une minute.

Massage du dos : placez un rouleau de fasciathérapie entre votre dos et le sol. Faites des mouvements de va-et-vient en fléchissant et en tendant lentement les genoux.

Massage de la nuque : en position allongée sur le dos, placez le rouleau de fasciathérapie sous la suture crânienne, là où l'ensemble des muscles courts de la nuque s'attache à la tête. Faites ensuite pivoter lentement votre tête vers la gauche et vers la droite tout en inclinant très légèrement la tête vers l'avant. En revenant à la position de départ, vous pouvez effectuer de légers mouvements de balancement avec la tête.

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Noter les événements et planifier sa journée

De la 5e à la 10e minute : terminer la journée

Prends ensuite environ cinq minutes pour revenir sur les événements de la journée. Tu peux tout à fait le faire par écrit. C’est très simple : note trois points ou événements pour lesquels tu as été reconnaissant(e) ce jour-là. Cela t’aidera à t’endormir si tes pensées tournent en boucle et te permettra de trouver le calme grâce à des images positives.

Ce rituel te prépare à passer une soirée paisible, sans stress ni pression, ce qui te permettra de te détendre beaucoup plus facilement. Le yoga du sommeil, la relaxation musculaire progressive, la musique d'endormissement ou le training autogène pourraient également t'aider à mieux te détendre le soir.

De la minute 10 à la minute 20 : aperçu de la journée à venir

La préparation de la nouvelle journée est tout aussi importante que le bilan de la veille. En effet, tu te couches plus détendu(e) lorsque tu sais ce qui t’attend le lendemain. Prends donc le temps de libérer ton esprit avant d’aller te coucher.

Note ce que tu ne dois pas oublier : as-tu des réunions, des appels téléphoniques ou des échéances à respecter demain ? Dois-tu encore faire des courses ou régler des affaires ? Y a-t-il un rendez-vous ou un anniversaire que tu ne dois en aucun cas oublier ? Note tout cela, car sinon, ces pensées risquent rapidement de déclencher un tourbillon d’idées dans ta tête et de t’empêcher de t’endormir en douceur.

Mieux vaut : passer de ta tête à ta liste, car dès que tes pensées sont couchées sur le papier, ton cerveau peut lâcher prise.

Tenue du lendemain

De la 20e à la 25e minute : la tenue de demain

Réfléchir à ce que tu vas porter le lendemain n’a rien à voir avec de la vanité, mais relève d’une gestion intelligente de ton énergie.

Garde à l’esprit que tu ne disposes chaque jour que d’une quantité limitée d’énergie pour prendre des décisions.

Et même les petites décisions, comme le choix des vêtements appropriés, peuvent dépasser ce seuil. En conséquence, ta productivité peut en pâtir.

Pour éviter d’en arriver là, il est judicieux de penser dès aujourd’hui à demain. Consulte les prévisions météo et prépare une tenue adaptée.

Ce petit geste peut être un grand soulagement. Tu pourras ainsi démarrer la journée dès le lendemain matin, sans aucune perte d’énergie.

Parfum d’ambiance en cas de difficultés à s’endormir

De la 25e à la 30e minute : préparer l’environnement de sommeil

Avant de te glisser sous ta couette, aère encore une fois brièvement ta chambre et secoue tes oreillers et ta couette.

Tu peux également te livrer à une petite séance d’aromathérapie :
il suffit de vaporiser un peu d'huile de lavande ou un autre parfum agréable sur ton oreiller ou un mouchoir que tu placeras près de la tête de lit.

Tu peux également déposer quelques gouttes d’huile essentielle sur ton front ou les appliquer à l’intérieur de tes poignets. Lors du choix du parfum, il est important que l’odeur ait un effet relaxant et non stimulant. Outre l’huile de lavande, les parfums de mélisse, de camomille ou de vanille ont également un effet apaisant.

L’aromathérapie du soir n’est qu’un exemple parmi d’autres de rituel que tu peux pratiquer chaque jour. En effet, ces petits rituels t’aident à te détendre et à te détacher sereinement de l’agitation de la journée.

Si tu les pratiques régulièrement, ton corps associera ces rituels au moment d’aller te coucher, ce qui te permettra de t’endormir plus facilement.

Ton rituel, ou plutôt ta stratégie pour lutter contre les troubles du sommeil, peut bien sûr être adapté à tes besoins individuels. Tu trouveras par exemple des idées pour y parvenir dans la newsletter BLACKROLL®, à laquelle tu peux t'abonner gratuitement à tout moment et ainsi rejoindre la communauté BLACKROLL.

Ton rituel, ou ta stratégie pour lutter contre les difficultés d’endormissement, peut bien sûr être adapté à ta situation personnelle. Tu trouveras par exemple des idées pour y parvenir dans la newsletter BLACKROLL®, à laquelle tu peux t’abonner gratuitement à tout moment pour rejoindre la communauté.

Quand le système refuse de se mettre en veille — L’analogie d’Anna avec l’autoroute

Après une séance de sport, des journées intenses ou un événement sportif en direct, le système nerveux ne se met pas simplement en veille. L’adrénaline et le cortisol bloquent la production de mélatonine — et ceux qui se forcent à s’endormir ne font qu’empirer les choses. Anna West, coach en performance du sommeil, explique ce mécanisme à l’aide d’une image : freiner à 200 km/h.

Tu viens de regarder un match tardif, tu sors d’une réunion intense ou tu étais à une retransmission publique — et maintenant, tu es allongé(e) dans ton lit à fixer le plafond. Ce n’est pas un échec. C’est de la physiologie.

Ton corps vient de produire de l’adrénaline et du cortisol — pour la concentration, la réactivité et l’énergie. Ces hormones ont besoin de temps pour se résorber. La mélatonine, ton hormone du sommeil, ne peut se former que lorsque le cortisol diminue. Si tu essaies maintenant de te forcer à t’endormir, tu génères un stress supplémentaire — et donc encore plus de cortisol. La spirale s’enfonce.

« C’est comme une voiture qui roule à 200 km/h. On ne peut pas simplement appuyer sur le frein et s’attendre à ce qu’elle s’arrête. Ce qui se passe : la voiture devient incontrôlable et dérape. »

Anna West, coach en performance du sommeil

Anna West

La spirale hormonale – et comment y mettre fin

Le mécanisme se déroule en trois étapes : l’adrénaline stimule le système, le stress lié à l’incapacité à s’endormir déclenche la sécrétion de cortisol, et le cortisol bloque à son tour la sécrétion de mélatonine.

L’ironie de la situation : plus tu essaies de t’endormir, plus tu restes souvent éveillé. La solution commence donc par l’acceptation et non par un effort supplémentaire.

La panoplie d’outils d’Anna : pas de recette miracle, mais une sélection

Anna West choisit délibérément de ne pas suivre un rituel unique et figé. Elle recommande plutôt une sélection personnalisée d’outils. Tout comme on ne commande pas toujours le même dessert, la relaxation est une affaire individuelle. L’essentiel est que tu saches ce qui t’aide.

  • Douche chaude : la température corporelle centrale augmente d’abord légèrement, puis redescend. C’est précisément cette baisse de température qui est considérée comme un signal physiologique invitant au sommeil. L’idéal est de prendre une douche chaude environ 60 à 90 minutes avant de se coucher.
  • Lumière indirecte – lunettes de soleil au besoin : en entrant dans la chambre d’hôtel ou en rentrant chez soi après une projection publique, réduisez autant que possible toutes les sources de lumière vive. Si la lumière n’est pas réglable, Anna West recommande, au besoin, de porter des lunettes de soleil ou de mettre une capuche sur la tête. Cela peut paraître inhabituel, mais repose sur des principes physiologiques clairs.
  • Exercice de respiration : les exercices de respiration pour s'endormir activent le système nerveux parasympathique. Une variante simple : inspirer pendant quatre secondes, expirer pendant six secondes. Trois à cinq séries suffisent souvent.
  • Scan corporel : passer consciemment en revue les différentes parties du corps, des pieds vers le haut, détourne l’attention des pensées qui tournent en boucle pour la ramener vers le corps.
  • Lecture (livre papier) : la lecture permet de prendre du recul par rapport à la journée, sans stimulation supplémentaire par la lumière bleue.
  • Télévision avec une limite de 10 minutes : la télévision n’est pas mauvaise en soi. Un film ou une série peut aider à sortir de la routine quotidienne. Il est toutefois important de fixer une limite de temps claire. Se laisser entraîner dans un marathon de séries sabote souvent sa propre nuit.

💡 Contre-intuitif : l’acceptation n’est pas un abandon. Accepter que l’endormissement prenne plus de temps aujourd’hui permet de réduire le stress supplémentaire et, par conséquent, la production de cortisol. C’est souvent précisément la première étape physiologique vers le sommeil. À lire également : comment les professionnels se détendent après le coup de sifflet final.

Pour ceux qui souhaitent approfondir le sujet : «Réduire le cortisol – conseils pratiques » et «Le sommeil, facteur de performance dans le sport de haut niveau » montrent comment cette approche est également utilisée dans le contexte de la haute performance.

04. Quand faut-il consulter un médecin en cas de difficultés à s'endormir ?

Si vous avez régulièrement du mal à vous endormir depuis plus de 4 semaines et que cela vous gêne dans votre vie quotidienne, vous devriez consulter un médecin. Les troubles chroniques du sommeil se traitent bien.

Si les rituels, les exercices de respiration et les adaptations de l’environnement ne suffisent pas — et que cette situation perdure depuis plus d’un mois —, il est nécessaire de consulter un médecin. Cela vaut particulièrement si vous vous sentez épuisé, irritable ou en manque d’énergie pendant la journée.

Le médecin généraliste est le premier interlocuteur. Lors de la consultation, on aborde le rythme de sommeil, le mode de vie, les médicaments et les antécédents médicaux. En fonction de la cause, une orientation vers un spécialiste peut être préconisée : ORL, psychiatre, neurologue ou laboratoire du sommeil.

Dans ces cas, on parle de troubles du sommeil chroniques, qui peuvent souvent être traités efficacement.

Pour bénéficier d’un traitement adapté, tu peux dans un premier temps t’adresser à ton médecin généraliste. Celui-ci te posera de nombreuses questions lors d’un entretien visant à établir ton historique médical : souffres-tu de maladies ou d’allergies ? Prends-tu des médicaments ? Pratiques-tu une activité sportive et comment se présente ton alimentation ? À quelle heure te couches-tu et te réveilles-tu ? Et à quoi ressemblent ta chambre et ton lit ?

Cet entretien fournit au médecin des premiers indices sur la cause de tes difficultés à t'endormir. L'examen physique qui suit permet souvent d'obtenir des détails supplémentaires. En cas de difficultés à s'endormir, le médecin vérifie par exemple la tension artérielle, les voies respiratoires ou s'enquiert d'éventuels troubles gastriques.

Une fois la cause de tes difficultés à t'endormir identifiée, le médecin pourra t'expliquer les options de traitement qui s'offrent à toi. Dans certains cas, cependant, il est nécessaire de consulter un spécialiste plutôt que le médecin généraliste. Tu recevras alors une ordonnance de consultation chez un spécialiste. En fonction de la cause de tes troubles du sommeil, il s'agira par exemple d'un ORL, d'un psychiatre, d'un neurologue ou d'un spécialiste de la médecine du sommeil. Ces derniers travaillent souvent dans un laboratoire du sommeil.

Dans le cadre de ton traitement, il est tout à fait possible que tu doives y passer quelques nuits – pour, espérons-le, pouvoir bientôt retrouver un sommeil de qualité.

Questions fréquentes sur les troubles de l'endormissement

Le système nerveux est encore actif — souvent à cause du cortisol ou de l'adrénaline, qui bloquent la mélatonine. Facteurs déclenchants : le stress, une activité sportive juste avant, une lumière vive ou les écrans. Être fatigué et pouvoir s'endormir sont deux états différents.
Allumer une lumière tamisée, ranger son téléphone portable, prendre une douche chaude (la température corporelle centrale baisse ensuite), pratiquer l'exercice de respiration 4-6 : inspirer pendant 4 secondes, expirer pendant 6 secondes. Et surtout : ne pas essayer de forcer le sommeil — cela ne fait qu'empirer les choses.
Si, pendant plus de 4 semaines, tu as fréquemment du mal à t'endormir en moins de 20 minutes et que cela te gêne pendant la journée, les médecins parlent d'un trouble de l'endormissement. Dans ce cas, tu devrais consulter un médecin.
Les deux sont possibles. Si un film te permet de te changer les idées pendant 10 à 20 minutes, tu t'endormiras plus facilement. En revanche, si tu te laisses entraîner dans une séance de visionnage effrénée, tu gâcheras ta nuit. Conseil d’Anna West : fixe-toi une limite de 10 minutes, puis évalue honnêtement si tu as encore envie de continuer.

Un effort intense produit de l’adrénaline et du cortisol. Ces deux hormones bloquent la sécrétion naturelle de mélatonine. Ceux qui n’arrivent pas à s’endormir après le sport luttent contre un processus hormonal. L’acceptation et des routines apaisantes aident davantage que de vouloir forcer les choses. Prévoyez au moins 3 heures entre l’entraînement et le coucher.

Anna West, coach en performance du sommeil, compare le système nerveux surstimulé à une voiture roulant à 200 km/h : on ne peut pas simplement appuyer sur le frein et s'attendre à ce qu'elle s'arrête. Le système nerveux a besoin d'une zone de freinage — grâce à l'acceptation, à une lumière tamisée, à une douche chaude et à des routines apaisantes, et non par la seule force de volonté.

Les compléments à base de mélatonine peuvent aider en cas de décalage horaire ou de perturbation temporaire du sommeil, mais ne constituent pas une solution à long terme. Les analgésiques ne sont pas adaptés comme aide au sommeil. Pour en savoir plus sur les effets de la mélatonine, consultez notre article dédié.

Oui, surtout chez les bébés et les tout-petits qui n’ont pas encore de rythme jour-nuit stable. Les enfants plus âgés peuvent également avoir des difficultés à s’endormir, par exemple en cas de stress à l’école. Des rituels de sommeil réguliers sont utiles, tant chez les enfants que chez les adultes.

Sources et études

Toutes les informations scientifiques s'appuient sur des études évaluées par des pairs et des sources reconnues par les spécialistes.

  1. Saper, C. B., Scammell, T. E., & Lu, J. (2005). Hypothalamic regulation of sleep and circadian rhythms. Nature, 437(7063), 1257–1263. https://doi.org/10.1038/nature04284
  2. Roehrs, T., & Roth, T. (2008). Caféine : sommeil et somnolence diurne. Sleep Medicine Reviews, 12(2), 153–162. https://doi.org/10.1016/j.smrv.2007.07.004
  3. Buman, M. P., & King, A. C. (2010). L’exercice physique comme traitement pour améliorer le sommeil. American Journal of Lifestyle Medicine, 4(6), 500–514. https://doi.org/10.1177/1559827610376547
  4. Drake, C., Roehrs, T., Shambroom, J., & Roth, T. (2013). Effets de la caféine sur le sommeil lorsqu’elle est consommée 0, 3 ou 6 heures avant le coucher. Journal of Clinical Sleep Medicine, 9(11), 1195–1200. https://doi.org/10.5664/jcsm.3170
  5. Lovato, N., & Lack, L. (2014). Effets de la caféine sur le sommeil et l'éveil. Sleep Medicine Reviews, 18(4), 309–317. https://doi.org/10.1016/j.smrv.2014.01.001
  6. Burke, T. M., Markwald, R. R., McHill, A. W., Chinoy, E. D., Snider, J. A., Bessman, S. C., ... Wright, K. P. Jr. (2015). Effets de la caféine sur l’horloge circadienne humaine in vivo et in vitro. Science Translational Medicine, 7(305), 305ra146. https://doi.org/10.1126/scitranslmed.aac5125
  7. Autorité européenne de sécurité des aliments. (2015). Avis scientifique sur la sécurité de la caféine. EFSA Journal, 13(5), 4102. https://doi.org/10.2903/j.efsa.2015.4102
  8. Guest, N. S., VanDusseldorp, T. A., Nelson, M. T., Grgic, J., Schoenfeld, B. J., Jenkins, N. D. M., Arent, S. M., Antonio, J., & Stout, J. R. (2021). Prise de position de la Société internationale de nutrition sportive : la caféine et les performances physiques. Journal of the International Society of Sports Nutrition, 18(1), 1. https://doi.org/10.1186/s12970-020-00383-4
  9. Haca-Bender, P., Wozniak, E., Kasielski, M., & Pietras, T. (2024). L’effet de la caféine sur les paramètres physiologiques et de performance des athlètes pratiquant des sports de combat : une revue systématique. Nutrients, 16(24), 4257. https://doi.org/10.3390/nu16244257
  10. Instituts nationaux de la santé. (2014). Caféine et sommeil : une revue systématique. PubMed Central. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4039055/
  11. Société allemande de recherche sur le sommeil et de médecine du sommeil. (s.d.). DGSM. https://www.dgsm.de/
  12. Schlafapnoe.org. (s.d.). Informations sur l'apnée du sommeil. https://www.schlafapnoe.org/

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