Schlafstoerungen
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Troubles du sommeil : causes, symptômes et solutions

publié par Dr Lutz Graumann dans Sommeil sur 02/06/2022 - mis à jour à 23/06/2026
Lutz Graumann
Dr Lutz Graumann
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Insomnie : qu'est-ce qu'un trouble du sommeil, un problème de sommeil et un mauvais sommeil ?

Tout le monde dort mal de temps en temps. Cela ne signifie pas forcément qu’il s’agisse d’une maladie. Mais si tu souffres d’un mauvais sommeil depuis longtemps, tu souffres peut-être d’un trouble du sommeil grave, qui nécessite éventuellement un traitement. Ces troubles sont extrêmement pénibles, car ils échappent en partie à ton contrôle et peuvent générer une forte pression tant psychique que physique.

Il est donc important de savoir «ce qu’est le sommeil » et de comprendre que les troubles du sommeil peuvent être traités et que tu peux parvenir à retrouver un rythme de sommeil sain. Mais avant cela, tu dois d’abord déterminer si tu souffres peut-être d’un trouble du sommeil pathologique. Celui-ci est également appelé « insomnie » et se distingue du « mauvais sommeil » normal que tout le monde connaît de temps à autre. Les insomnies, en revanche, ne sont pas normales, mais pathologiques, et se distinguent clairement des simples problèmes de sommeil. Ce n’est que si les trois points suivants s’appliquent que tu souffres d’insomnie :

  • Mauvais sommeil : ta qualité de sommeil est médiocre. Peu importe que tu aies des difficultés à t'endormir ou à rester endormi, ou que tu te réveilles très tôt le matin et que tu ne te sentes donc pas reposé ni en forme.
  • Troubles persistants : ce mauvais sommeil n’est pas un cas isolé, mais se produit au moins trois fois par semaine, et ce depuis plusieurs semaines déjà.
  • Souffrance : tu ne supportes pas facilement ces nuits blanches, mais tu constates des répercussions le lendemain, par exemple parce que tu es si fatigué que tu as du mal à te concentrer au travail.

1.1. Différence entre troubles du sommeil aigus et chroniques / insomnie persistante

Par définition, un trouble du sommeil n’est pathologique que s’il est persistant. C’est-à-dire s’il survient plusieurs fois par semaine et de manière durable, pendant des semaines, voire des mois. C’est pourquoi il peut paraître surprenant que les médecins distinguent néanmoins les troubles du sommeil aigus des troubles du sommeil chroniques.

En médecine du sommeil, le trouble du sommeil aigu est également appelé « insomnie de courte durée ». Il s’agit d’une perturbation pathologique du sommeil nocturne qui dure moins de trois mois. Un déménagement constitue un exemple typique de situation pouvant entraîner une insomnie de courte durée. Un stress important s’installe pendant un certain temps et, durant cette phase, les nuits deviennent un véritable calvaire. Mais lorsque le facteur de stress disparaît, le déménagement étant terminé, les troubles du sommeil s’estompent à leur tour.

Il en va autrement des troubles du sommeil chroniques, également appelés insomnie de longue durée. On parle de cette dernière lorsque la qualité du sommeil est altérée depuis plus de trois mois ou lorsque le même problème de sommeil réapparaît sans cesse au fil des années. Les causes de l’insomnie de longue durée peuvent être diverses. Les circonstances extérieures peuvent en être la cause, par exemple lorsque les personnes dorment dans un environnement trop bruyant ou sont soumises à un stress permanent. Certaines maladies peuvent également provoquer une insomnie persistante. L’insomnie chronique n’est pas rare : dans les pays industrialisés occidentaux, environ 10 % de la population en souffre.

1.2. Différence entre les troubles de l’endormissement, du réveil et du sommeil continu

Outre la distinction entre les troubles du sommeil aigus (insomnies de courte durée) et les troubles du sommeil chroniques (insomnies de longue durée), on peut également classer ces troubles en différentes formes : les troubles de l'endormissement, les troubles du maintien du sommeil et les troubles du réveil.

Le syndrome des jambes sans repos (SJSR) est un facteur déclenchant typique des troubles de l'endormissement. Dans le cadre de cette affection, les personnes concernées ressentent une envie incontrôlable de bouger leurs jambes, ce qui les empêche de s'endormir. Outre cette agitation dans les jambes, des crampes et des douleurs peuvent également survenir, ce qui rend l’endormissement encore plus difficile. Le stress et les soucis sont également des causes possibles des difficultés à s’endormir, expliquant pourquoi certaines personnes ont du mal à trouver le sommeil.

Les causes des troubles du sommeil continu peuvent également être multiples. Parmi les causes particulièrement fréquentes, on peut citer la consommation d’alcool ou le ronflement accompagné d’arrêts respiratoires, ce qu’on appelle l’apnée du sommeil. Ces deux phénomènes perturbent le repos nocturne et font que tu te réveilles sans cesse pendant la nuit. Certains médicaments, comme les antihypertenseurs ou certains antibiotiques, peuvent également provoquer des troubles du sommeil ou des difficultés à se réveiller. Ces dernières sont également courantes pendant les changements hormonaux liés à la ménopause.

Ce qui rend les troubles du sommeil particulièrement insidieux, c’est que les différents troubles apparaissent rarement isolément. Il est bien plus probable que plusieurs formes se manifestent simultanément. Cela complique d’une part la recherche de la cause, et d’autre part la mise en place d’un traitement ciblé. De plus, les différents troubles s’amplifient mutuellement : par exemple, une personne qui se réveille constamment la nuit et qui est donc épuisée pendant la journée a tendance à être tendue le soir au moment de se coucher, ce qui rend l’endormissement d’autant plus difficile.

1.3. Autres formes de troubles du sommeil

Outre les formes déjà connues de troubles du sommeil, à savoir les difficultés à s'endormir, à rester endormi et à se réveiller, il existe également ce que l'on appelle les troubles du rythme veille-sommeil. Celles-ci peuvent survenir car tout dans ton corps est soumis à ce qu’on appelle le rythme circadien. On le désigne souvent sous le nom d’horloge biologique. Si celle-ci est perturbée et déréglée, des troubles du rythme veille-sommeil peuvent apparaître, par exemple les suivants :

  • Phase de sommeil retardée : les personnes concernées se couchent très tard, entre une heure et six heures du matin seulement, puis dorment jusqu’en fin de matinée ou jusqu’à l’après-midi. En général, elles souhaiteraient se coucher plus tôt. Ce trouble s’accompagne souvent de dépression. 
  • Phase de sommeil avancée : les personnes concernées s’endorment dès 18 h et 21 h et se réveillent donc tôt. Dans la plupart des cas, cela est difficile à concilier avec la vie sociale. Là encore, la dépression est souvent associée à ce trouble. 
  • Rythme veille-sommeil irrégulier : dans ce trouble, les périodes de sommeil sont réparties de manière totalement imprévisible tout au long de la journée. La durée totale du sommeil, quel que soit le moment où il a lieu, reste toutefois normale.
  • Rythme libre : les personnes concernées ont un rythme qui dure toutefois bien plus de 24 heures. En conséquence, elles se couchent chaque jour une à deux heures plus tard que la veille, de sorte qu’au bout d’environ deux semaines, le jour se transforme en nuit. Un rythme libre survient fréquemment chez les personnes aveugles. 
  • Décalage horaire : ce trouble du sommeil très passager est connu de nombreuses personnes après avoir traversé plusieurs fuseaux horaires. Le décalage horaire entraîne une fatigue diurne, des difficultés à s'endormir et à maintenir le sommeil, ainsi que parfois des troubles gastro-intestinaux. Mais ces désagréments ne durent pas longtemps. Au bout d’environ deux jours, l’horloge biologique s’adapte généralement à la nouvelle heure locale. Ce n’est que dans des cas exceptionnels que l’on doit y faire face plus longtemps. 
  • Syndrome des travailleurs postés : les travailleurs postés souffrent souvent de troubles du sommeil dus à la variation constante de leurs horaires de travail. Les personnes concernées peuvent présenter des difficultés à s'endormir et à maintenir le sommeil, une somnolence diurne, des troubles gastro-intestinaux et une baisse des performances.
  • Troubles dus aux drogues, aux médicaments ou à d’autres substances : les médicaments contre la schizophrénie, la démence et les troubles obsessionnels compulsifs, en particulier, peuvent perturber le rythme veille-sommeil. Cela vaut également pour les drogues, notamment celles qui ont un effet prolongé et fortement stimulant, comme l’ecstasy.
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Symptômes : reconnaître un mauvais sommeil

Les personnes souffrant de troubles du sommeil sont généralement confrontées à divers problèmes. Une partie des symptômes se manifeste surtout la nuit, lorsque la personne souhaite se reposer mais ne parvient malheureusement pas à s'endormir. Il en résulte alors des difficultés à s'endormir et à rester endormi. Celles-ci s'accompagnent généralement de sensations désagréables, d'inquiétudes et d'angoisses. D’autres ressentent surtout une forte agitation intérieure pendant la nuit ; il leur arrive parfois de quitter précipitamment leur lit et leur chambre, ou de se mettre à trembler ou à transpirer. Il n’est alors pratiquement plus question de sommeil réparateur.

Mais un mauvais sommeil ne se reconnaît pas uniquement la nuit. Les symptômes se manifestent également le lendemain matin. Les personnes concernées ont souvent du mal à sortir du lit, souffrent d’une fatigue diurne accrue, de troubles cognitifs et de sautes d’humeur. Cela peut entraîner de la nervosité et des difficultés de concentration. Une qualité de vie réduite et une capacité fonctionnelle limitée dans la vie privée et professionnelle sont également des conséquences typiques d’un trouble du sommeil.

Ces deux types de troubles, tant les problèmes nocturnes que les limitations diurnes, peuvent se manifester séparément ou conjointement. Leur intensité respective peut également varier : certaines personnes souffrent surtout la nuit et trouvent leurs nuits blanches particulièrement pénibles. D’autres sont peu gênées par un sommeil court, mais ont du mal à supporter les conséquences négatives le lendemain.

Si tu te reconnais dans ces symptômes : une psychologue spécialisée dans le sommeil peut t’aider à traiter les causes de manière ciblée, grâce à des méthodes scientifiquement fondées telles que la TCC-I.

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Causes : pourquoi n’arrive-t-on pas à dormir ?

Les raisons des difficultés à s'endormir peuvent être diverses. Parfois, ce sont des facteurs externes qui compliquent l'endormissement, comme par exemple un éclairage inadapté ou trop intense dans la chambre. Ceux-ci peuvent toutefois généralement être résolus avec un peu d'habileté manuelle. 

La situation se complique un peu davantage lorsque l’environnement est trop bruyant. Les environnements inconnus, notamment lors de voyages, constituent un défi particulier. Souvent, au début, il est par exemple impossible de dormir en vacances, car tout est différent et il y a des bruits ambiants inhabituels. Mais là encore, on peut généralement y remédier efficacement à l’aide de rideaux ou de bouchons d’oreille, éliminant ainsi l’une des causes de l’insomnie.

Outre les facteurs externes, ta vie intérieure peut également être à l’origine des troubles du sommeil. Il n’est pas rare que ce soient des soucis et des problèmes qui t’empêchent de trouver le repos. Et une fois pris dans ce tourbillon de pensées, il est difficile d’en sortir. Cela se produit souvent à « l’heure du loup », c’est-à-dire vers 3 heures du matin : ce moment est souvent associé à des troubles du sommeil, car c’est à cette heure-là que le taux de mélatonine dans l’organisme diminue et que le cerveau commence à s’activer, ce qui rend difficile de se rendormir. Pour savoir comment y parvenir, consulte notre autre article. Tu y trouveras des informations précieuses sur la manière de te débarrasser des pensées qui tournent en boucle et des soucis nocturnes.

Les causes des troubles du sommeil peuvent également être très variées. Il s’agit parfois de causes complexes, parfois de phénomènes faciles à expliquer et qui peuvent être rapidement corrigés. Parmi ceux-ci, on peut citer par exemple une transpiration abondante pendant le sommeil ou le besoin nocturne d’uriner. Ce dernier peut notamment être réduit en évitant de boire quoi que ce soit pendant la dernière heure et demie avant de se coucher et en vidant complètement votre vessie juste avant de vous endormir. Tout comme les difficultés à s'endormir, les troubles du sommeil continu sont souvent liés à des soucis et à des problèmes de la vie quotidienne. Le meilleur remède contre ces troubles consiste donc à ne pas se laisser envahir par les soucis et, surtout, à ne pas les emporter avec soi au lit.

3.1. Troubles du sommeil d’origine psychique

Les pensées négatives et les problèmes psychologiques peuvent entraîner des troubles du sommeil. Tout le monde a sans doute déjà fait l’expérience que son propre esprit puisse l’empêcher de dormir. Ainsi, la nuit précédant un examen ou un rendez-vous important est généralement agitée. Cela s’explique par la tension et le stress. Ces deux facteurs font qu’il est difficile de se déconnecter et que vous ne parvenez pas à trouver le repos.

Mais si la tension persiste, les nuits agitées persistent elles aussi. Une spirale problématique peut alors s’enclencher, car une « peur » de son propre lit ou de s’endormir peut se développer. Les personnes concernées associent leur lit à des aspects négatifs tels que les ruminations angoissantes et le fait de « ressasser ses problèmes ». La crainte de ne pas pouvoir profiter pleinement de la journée suivante en raison d’un manque de sommeil pendant la nuit les pousse à essayer de s’endormir de force.

Or, un sommeil sain et la relaxation vont de pair. Sans relaxation, il est impossible, ou très difficile, de s'endormir et de dormir toute la nuit – un cercle vicieux.

Les troubles du sommeil peuvent également survenir en cas de troubles psychiques et de maladies mentales. Ils peuvent les aggraver ou les déclencher, c’est-à-dire en être la cause. Citons par exemple les psychoses, la dépression ou les troubles de la personnalité. Important : ces maladies nécessitent un traitement médical. Pour obtenir l’aide appropriée, tu dois consulter un psychiatre. Ce sont des médecins spécialisés dans les troubles et maladies psychiques.

3.2. Troubles physiques du sommeil

Des facteurs physiques peuvent également avoir une influence négative sur le sommeil. La douleur en est un exemple typique : lorsque le corps souffre, il n’est plus question de se détendre. Peu importe qu’il s’agisse d’un mal de gorge, d’une douleur dans le dos ou d’une dent qui pulse. Les maladies provoquant de fortes démangeaisons peuvent également t’empêcher de dormir la nuit.

Le ronflement pathologique, également appelé apnée du sommeil, est un autre exemple typique susceptible de vous priver de sommeil. La cause physique du ronflement réside dans le fait que, chez les personnes concernées, les muscles de la gorge bloquent à plusieurs reprises les voies respiratoires pendant la nuit, ce qui entraîne de brèves pauses respiratoires. Cela affecte négativement la qualité du sommeil. Il est tout à fait normal que les muscles de la gorge s’affaiblissent de plus en plus avec l’âge. L’apnée peut ainsi s’aggraver. Cependant, les enfants peuvent eux aussi ronfler fortement et présenter des pauses respiratoires. Dans la plupart des cas, cela est dû à des amygdales pharyngées volumineuses ou à des végétations adénoïdes. D’autres causes d’apnée du sommeil peuvent être, par exemple, une malformation congénitale de la mâchoire ou une déviation de la cloison nasale.

Un autre facteur physique pouvant avoir une grande influence sur la qualité de ton sommeil est ton système hormonal. Même de légers changements hormonaux peuvent avoir un effet considérable. On sait aujourd’hui que les hormones féminines, en particulier, ont une forte incidence sur le sommeil. Lorsque leur taux diminue pendant la ménopause, il n’est pas rare que les femmes ressentent une agitation intérieure et des troubles du sommeil. En cas de symptômes importants, un traitement hormonal substitutif peut être envisagé.

3.3. Troubles du sommeil dus à la cortisone

Le terme « cortisone », parfois orthographié « cortison », est utilisé dans le langage courant pour désigner tout un groupe de principes actifs, à savoir les glucocorticoïdes. Ceux-ci sont naturellement présents dans l’organisme sous forme d’hormones, mais peuvent également être produits artificiellement et administrés sous forme de médicaments. Parmi les médicaments connus contenant de la cortisone, on trouve par exemple des pommades destinées à soigner les éruptions cutanées ou des sprays à base de cortisone utilisés par les asthmatiques pour soulager leurs troubles respiratoires.

La cortisone a une action anti-inflammatoire et antiallergique. Cependant, ces hormones n’agissent pas uniquement là où elles le devraient, mais également à d’autres endroits de l’organisme, ce qui entraîne des effets secondaires. L’un des effets indésirables de la cortisone est, par exemple, un amincissement de la peau. De petits vaisseaux sanguins deviennent alors visibles. Les troubles du sommeil constituent un autre effet secondaire possible, car la cortisone agit de manière similaire au cortisol, une hormone produite naturellement par l’organisme. Également connue sous le nom d’« hormone du stress », celle-ci stimule l’organisme.

Consulte ton médecin si les médicaments à base de cortisone te causent des troubles du sommeil. Il pourra te proposer une solution adaptée à ton état de santé ou à tes habitudes de sommeil. Tu auras peut-être besoin d’un autre dosage de cortisone ou d’un autre médicament. Il est également préférable de prendre les médicaments à base de cortisone plutôt le matin. Si cela ne présente aucun contre-indication d'un point de vue médical, tu pourras ainsi tirer parti de l'effet stimulant de la cortisone, au lieu de te plaindre d'un mauvais sommeil.

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Conséquences : les effets d’un mauvais sommeil

Un sommeil de qualité et en quantité suffisante est la base de ta santé et de ton bien-être physique et mental. Ce n’est qu’en étant reposé que tu es performant et résistant. C’est tout le contraire qui se produit lorsque tu dors mal pendant une longue période, car le manque de sommeil et ses répercussions ont alors généralement un impact négatif sur tes performances et ta qualité de vie. Intérieurement, tu te sens sans force, apathique et déséquilibré, peut-être même dépassé et insignifiant. Parfois, les personnes souffrant de troubles du sommeil deviennent de mauvaise humeur et ont tendance à avoir un comportement colérique et agressif.

Cette instabilité émotionnelle, associée à des difficultés de concentration – qui sont elles aussi une conséquence de l’insomnie –, augmente également le risque d’accident. Les accidents de la route constituent une conséquence du manque de sommeil qu’il ne faut pas sous-estimer. En Allemagne, en 2021, 1 507 accidents ayant fait des blessés ou des morts ont été causés par des conducteurs en état de fatigue excessive. Ce chiffre a été publié par l’ADAC, qui souligne que le nombre réel de cas pourrait être encore plus élevé.

Par conséquent : ne prends jamais le volant si tu es fatigué !

Outre les conséquences émotionnelles et le risque accru d’accident, un mauvais sommeil chronique a également des répercussions physiques. C’est surtout ton système immunitaire qui en pâtit. Il ne parvient plus à se régénérer suffisamment pendant la nuit et s’affaiblit ainsi de plus en plus. Il en résulte des maladies infectieuses fréquentes telles que les rhumes et la grippe. Le risque de maladies cardiovasculaires ou métaboliques augmente également si tu ne te reposes pas suffisamment la nuit. Les troubles psychiques, notamment la dépression, peuvent également être déclenchés ou aggravés par des troubles du sommeil.

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Traitement : comment remédier aux troubles du sommeil

Le traitement adéquat d’un trouble du sommeil doit toujours s’attaquer à sa cause. En effet, ce n’est qu’en s’attaquant à la source du problème qu’on peut l’améliorer durablement, voire le résoudre. C’est pourquoi votre objectif devrait toujours être de traiter votre trouble du sommeil à la racine ou de le faire traiter de manière ciblée.

Curieusement, les somnifères ou les produits contenant de la mélatonine, l’hormone du sommeil, ne constituent généralement pas un traitement de fond. Bien que cela puisse sembler être le cas, les personnes qui prennent ces médicaments sont davantage paralysées qu’elles ne sont soignées. La cause, c’est-à-dire ce qui provoque les troubles du sommeil, persiste alors et n’est pas éliminée. C’est pourquoi les produits qui vous font dormir artificiellement ne devraient être pris que sur recommandation médicale. Dans la plupart des cas, ils ne constituent pas une solution à long terme. Or, trouver cette solution est l’objectif d’un bon traitement.

Les mesures à prendre au cas par cas pour soulager un trouble à long terme peuvent varier considérablement : parfois, de petits changements d’habitudes suffisent à transformer vos nuits, tandis que d’autres fois, des changements majeurs s’imposent. Parfois, tu peux agir toi-même ; d’autres fois, tu dois t’en remettre aux bons médecins et aux bons médicaments. Parfois, une aide rapide est possible ; d’autres fois, seule une thérapie de longue haleine apporte un soulagement. Tu trouveras ci-dessous un premier aperçu des traitements possibles et des conseils sur les interlocuteurs susceptibles de t’aider.

5.1. Cas aigus : une aide rapide en cas de troubles du sommeil

De nombreuses personnes épuisées recherchent une aide rapide en cas de troubles du sommeil. Il n’est pas rare qu’elles aient alors recours à des somnifères qui induisent artificiellement le sommeil. Or, ces médicaments ne doivent être pris que sur avis médical et uniquement pendant une courte période.

Souvent, les remèdes de grand-mère contre les troubles du sommeil, comme par exemple un verre d’eau chaude avec du miel ou diverses plantes médicinales, suffisent à soulager ces troubles. Savais-tu qu’il existe en effet une plante pour remédier à la plupart des problèmes de sommeil ? Et cela, nos grands-mères ne le savaient pas seules : de nombreuses générations avant elles le savaient déjà.

Peut-être ne sont-ils même pas nécessaires, car on peut parfois obtenir des résultats rapides simplement en modifiant son comportement : utilise des techniques de relaxation pour t'apaiser plus facilement le soir. La méditation est une méthode particulièrement connue. Quand on médite, on essaie de calmer ses pensées.

Pour apprendre à méditer, tu peux par exemple utiliser des applications qui te guident ou regarder des vidéos proposant des méditations guidées. Elles peuvent t’aider à surmonter les spirales de pensées et les pensées négatives, car au lit, tu ne devrais en principe pas ruminer. Si toutefois tu te surprends, la nuit ou tôt le matin, à penser à des tâches professionnelles en suspens ou à des problèmes personnels, essaie toujours d’adopter une attitude « orientée vers la résolution des problèmes » et jamais « angoissée ». 

Ce qui peut t’aider : un stylo et du papier à côté de ton lit. Tu auras ainsi toujours à portée de main les moyens de noter une pensée nocturne afin de t’y consacrer plus tard dans la journée. Car parfois, notre cerveau fonctionne de manière très simple : loin des yeux, loin du cœur. Tu seras étonné de voir à quel point cette aide simple mais efficace est efficace contre les troubles du sommeil.

5.2. Chronique : que faire en cas de troubles du sommeil

En cas de troubles du sommeil chroniques, il est indispensable de consulter un médecin. Celui-ci doit d’abord identifier la cause du manque de sommeil et ses conséquences, afin de pouvoir mettre en place le traitement adapté.

Pour bien te préparer à ton rendez-vous chez le médecin, il peut être utile de tenir ce qu’on appelle un « journal du sommeil ». Tu y noteras chaque jour tes habitudes de sommeil : à quelle heure tu t’es couché, si tu as pris un somnifère ou encore quels problèmes et pensées t’ont préoccupé pendant la nuit. Tu y noteras également la durée de ton sommeil, sa qualité et tes besoins en sommeil pendant la journée. Tu auras ainsi toutes les informations concernant tes nuits à portée de main lorsque le médecin te demandera des détails.

5.3. Quel médecin consulter en cas de troubles du sommeil ?

Il est toujours recommandé de consulter un médecin en cas de troubles du sommeil chroniques, mais il n’existe pas de réponse générale à la question de savoir quel spécialiste est compétent pour votre problème particulier. En effet, une personne qui est somnambule ou qui souffre de narcolepsie a besoin d’un suivi médical tout à fait différent de celui d’une personne qui reste allongée dans son lit la nuit à ruminer. Une personne malade qui prend régulièrement de nombreux médicaments doit être traitée différemment d’une personne en pleine forme et en excellente santé qui a simplement pris de mauvaises habitudes. Un enfant a besoin d’un suivi différent de celui d’un adulte.

En bref : adresse-toi toujours au médecin le plus adapté à ton cas particulier.

Ton premier interlocuteur peut être ton médecin généraliste. Cela vaut de manière générale pour toutes les questions médicales, car le médecin généraliste peut directement effectuer les examens les plus importants, évaluer tes symptômes et la qualité de ton sommeil, te conseiller et, si nécessaire, t’orienter vers un spécialiste adapté.

Les enfants sont par exemple pris en charge par des pédiatres ou des psychiatres pour enfants et adolescents. Un gynécologue s’occupe des problèmes des femmes qui souffrent, par exemple, de troubles du sommeil pendant la ménopause. Les internistes traitent les maladies et les lésions des organes internes, tandis qu’un ORL peut intervenir lorsque la cause de l’insomnie se situe au niveau de la gorge, du nez ou des oreilles, par exemple chez les personnes qui ronflent.

Dans certains cas, tu seras orienté(e) vers un laboratoire du sommeil. Là-bas, ton sommeil pourra être surveillé par des professionnels de santé pendant plusieurs nuits.

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Prévenir les troubles du sommeil grâce à une bonne hygiène de sommeil

Il existe quelques conseils et astuces pour prévenir les troubles du sommeil :

  • Évitez toute utilisation d'appareils électroniques juste avant d'aller vous coucher. Cela est épuisant sur le plan émotionnel et la lumière des écrans inhibe la production de mélatonine, l'hormone du sommeil qui indique à notre corps qu'il est temps de s'endormir. 
  • Ne te mets au lit que lorsque tu es vraiment fatigué. Cela peut paraître banal, mais ce n’est pas toujours évident, surtout pour les couples ou les parents d’enfants. Souvent, nous nous couchons parce que l’heure le veut, selon l’horloge, le smartphone ou les conventions sociales. Si nous ne sommes pas encore vraiment fatigués à ce moment-là, nous avons tendance à rester éveillés et finissons souvent inévitablement par ruminer. 
  • Garde ton calme et ne te mets pas la pression. Si tu es allongé(e) éveillé(e) depuis déjà 15 minutes, tu devrais quitter le lit et la chambre. 
  • Dans la mesure du possible, occupe-toi dans l’obscurité ou sous une lumière tamisée avec des activités apaisantes et plutôt monotones (lire, tricoter, faire des puzzles ou colorier). Lorsque tu te sens à nouveau fatigué(e), retourne te coucher. Si tu n’arrives toujours pas à t’endormir, quitte à nouveau le lit et la chambre. 
  • Ne regarde jamais l’heure ni ton smartphone la nuit ! L’ heure et les nouvelles ne t’intéressent pas la nuit ! Les messages, les e-mails ou même simplement la lumière de l’écran peuvent te tenir encore plus éveillé. En principe, les téléphones portables, tablettes, etc. n’ont rien à faire dans la chambre à coucher ! 
  • Évite absolument les lumières vives la nuit, car elles te tiennent éveillé. Cette règle s’applique également lorsque tu te rends aux toilettes. Pour éviter de trébucher, un détecteur de mouvement peut t’aider. Sa lumière est généralement optimale, car elle est tamisée. Si ce n’est pas une option, alors – même si cela peut paraître un peu étrange – des lunettes de soleil peuvent atténuer le stimulus lumineux qui te tient éveillé. 
  • Ne te couche pas trop tôt, dans la mesure où ton travail te le permet. Mieux vaut dormir d’une traite de minuit à six heures que de 21 heures à quatre heures, puis rester éveillé sans pouvoir te rendormir.  
  • L’une des principales causes des troubles du réveil est la peur de dormir trop longtemps, mais cette crainte n’est pas justifiée. Fais confiance à ton réveil ou à ton smartphone. Ils te réveilleront de manière fiable, à condition que les batteries soient chargées. 
  • Ton smartphone peut bien sûr faire office de réveil. Mais dans ce cas, veille à toujours le mettre en mode avion, car même de légères vibrations peuvent perturber notre sommeil.  

Outre ces méthodes, la thérapie cognitivo-comportementale (TCC-I) est la méthode de traitement des troubles du sommeil la mieux étayée scientifiquement. Notre psychologue du sommeil t’accompagne de manière professionnelle dans cette démarche

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Traitement : comment remédier aux troubles du sommeil

La méthode la plus efficace et la mieux étayée scientifiquement contre les troubles du sommeil est la thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie (TCC-I). Elle vous aide à rompre avec des habitudes de sommeil malsaines et à mettre en place de nouvelles routines réparatrices. Notre psychologue du sommeil expérimentée vous accompagne de manière personnalisée afin que vous appreniez des techniques aux effets durables. Vous pourrez ainsi retrouver progressivement un sommeil sain et améliorer sensiblement votre qualité de vie.

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