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Variabilité de la fréquence cardiaque : que révèle la VFC ?

publié par Dr Lutz Graumann dans Récupération sur 15/05/2023 - mis à jour à 17/08/2026
Lutz Graumann
Dr Lutz Graumann

En bref : qu'est-ce que la variabilité de la fréquence cardiaque ?

  • La VFC décrit les variations des intervalles de temps entre deux battements cardiaques.
  • C'est un indicateur de l'activité de ton système nerveux autonome.
  • Une VFC élevée est le signe d'une bonne récupération et d'une bonne capacité d'adaptation.
  • Une VFC faible peut indiquer un état de stress ou de surmenage.
  • Elle est mesurée par l'analyse des intervalles RR (par exemple à l'aide d'appareils portables ou d'une ceinture thoracique).

La variabilité de la fréquence cardiaque (VFC) – souvent appelée « variabilité de la fréquence cardiaque » – décrit les fluctuations naturelles des intervalles de temps entre deux battements cardiaques. Cette variabilité n’est pas un défaut, mais un indicateur biologique de qualité : elle montre dans quelle mesure ton corps réagit avec souplesse à l’effort, à la récupération et au stress. Elle est régulée par le système nerveux autonome, c’est-à-dire l’interaction entre le système sympathique (activation) et le système parasympathique (régénération) (Sammito et al., 2024).

Bien que les termes « variabilité de la fréquence cardiaque » et « variabilité de la fréquence cardiaque » soient utilisés comme synonymes, ils désignent le même phénomène physiologique : la variation des intervalles dits « RR », c’est-à-dire le temps qui s’écoule entre deux battements cardiaques. Une VFC élevée est généralement synonyme d’une bonne capacité de récupération, d’une résistance au stress et d’un système nerveux végétatif équilibré. À l’inverse, une VFC faible peut constituer un signe avant-coureur de stress chronique, d’épuisement ou d’une capacité de régulation réduite (Zeid et al., 2023 ; Tarvainen et al., 2023).

Dans cet article, vous découvrirez comment mesurer votre VFC de manière fiable, quelles valeurs sont considérées comme normales et ce que votre variabilité de la fréquence cardiaque révèle sur votre stress, votre sommeil et votre récupération. Nous vous montrerons également comment améliorer votre VFC à long terme – avec des informations plus détaillées dans l’article « Améliorer la variabilité de la fréquence cardiaque ».

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Qu’est-ce que la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC) ?

Qu'est-ce que la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC) ?

Un cœur en bonne santé ne bat pas à un rythme rigide et régulier. Le temps qui s'écoule entre deux battements cardiaques varie légèrement – et ce sont précisément ces fluctuations que décrit la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC). Elle est mesurée en millisecondes (ms) et indique dans quelle mesure votre système cardiovasculaire réagit avec souplesse aux sollicitations physiques et psychiques (Sammito et al., 2024).

Concrètement, la VFC analyse les intervalles entre les contractions des ventricules, appelés intervalles RR. Plus ces intervalles varient, plus votre système nerveux autonome fait preuve d’adaptabilité. Une VFC élevée est généralement synonyme de bonne récupération, de résistance et d’un système nerveux équilibré. À l’inverse, une VRC faible peut indiquer un stress aigu ou chronique, un surentraînement ou un manque de récupération (Tarvainen et al., 2023 ; Zeid et al., 2023).

Dans les sciences du sport, la recherche sur le stress et la médecine préventive, la VRC est utilisée pour évaluer objectivement la récupération, le pilotage de l’entraînement et l’équilibre entre activation et récupération. Des études montrent qu’une VFC durablement faible peut être associée à un risque accru de maladies cardiovasculaires, tandis que des valeurs plus élevées sont liées à un meilleur pronostic cardiovasculaire (Frontiers in Physiology, 2024).

Système nerveux végétatif : système sympathique et système parasympathique

Le système nerveux autonome se compose de deux branches opposées : le système sympathique et le système parasympathique. Le système sympathique active l’organisme en cas de stress ou d’effort (« combat ou fuite »), tandis que le système parasympathique contrôle les processus de régénération et de repos (« repos et digestion »).

La mesure de la VRC est considérée comme une méthode non invasive permettant d’évaluer objectivement cet équilibre. Elle indique dans quelle mesure votre corps est capable de passer de la tension à la relaxation – un facteur essentiel pour les performances, la qualité du sommeil et la santé à long terme (Sammito et al., 2024).

Conseil : vous souhaitez améliorer de manière ciblée votre récupération et votre VRC? Dans notre cours en ligne BLACKROLL sur le sommeil, vous apprendrez à réguler durablement votre système nerveux grâce à un sommeil réparateur et à des techniques de relaxation ciblées.

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Comment mesure-t-on la VRC ?

La mesure de la VRC enregistre les intervalles de temps entre deux battements cardiaques, appelés intervalles RR. Cette analyse montre dans quelle mesure votre système nerveux autonome est capable de basculer de manière flexible entre l'activation et la récupération. Selon la méthode de mesure utilisée, différentes valeurs de VRC, telles que le SDNN ou le RMSSD, peuvent être calculées (Shaffer & Ginsberg, 2017 ; Ernst, 2014).

1. Électrocardiographie (ECG) – la référence absolue

L’électrocardiographie (ECG) est considérée comme la méthode la plus précise pour mesurer la variabilité de la fréquence cardiaque. Des électrodes placées sur la peau enregistrent avec précision les signaux électriques du cœur. La mesure peut être effectuée au repos, à l’effort ou sous forme d’ECG de 24 heures.

À partir des intervalles RR enregistrés, un logiciel d’analyse calcule différents paramètres de la VFC, par exemple :

  • SDNN : variabilité globale de tous les battements cardiaques – mesure de la capacité d'adaptation générale.
  • RMSSD : variabilité à court terme – considérée comme un marqueur de l’activité parasympathique.
  • Rapport LF/HF : rapport entre l’activité sympathique et parasympathique.

Des études confirment que l’ECG offre la plus grande précision dans la mesure des paramètres de la VRC (Tarvainen et al., 2023).

2. Photopléthysmographie (PPG) – Mesure de la VRC avec une montre connectée et des appareils portables

La photopléthysmographie (PPG) est une méthode de mesure optique utilisée dans de nombreuses montres connectées et trackers d’activité. Un capteur de lumière mesure les variations de volume sanguin dans les vaisseaux et les convertit en signaux de pouls. Ces signaux permettent de calculer les valeurs de VRC.

Les appareils tels que les montres Garmin, l’Apple Watch ou d’autres appareils portables affichent généralement la VRC sous forme de valeur tendancielle. Garmin détermine souvent un « statut VRC » nocturne, tandis que l’Apple Watch calcule généralement la valeur SDNN à partir des phases de repos.

Par rapport à l’ECG, la méthode PPG peut présenter une précision moindre en cas d’activité physique ou de mauvaise irrigation cutanée (Lu et al., 2020). Elle convient toutefois bien à l’entraînement, au suivi du stress ou à l’analyse du sommeil pour identifier des tendances à long terme.

Ce n’est pas tant l’appareil qui importe que la régularité des mesures effectuées dans les mêmes conditions – idéalement le matin au réveil ou la nuit pendant le sommeil.

Qui a mesuré pour la première fois la variabilité de la fréquence cardiaque ?

L'étude scientifique de la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC) a débuté au début du XXe siècle. Sir Charles Sherrington a décrit l'importance de la régulation nerveuse du rythme cardiaque dans le contexte du système nerveux autonome – jetant ainsi les bases des recherches ultérieures sur la VFC (Sherrington, 1906).

La première mesure quantitative systématique de la VFC a eu lieu dans les années 1960. Moss et Kellenberger (1965) ont montré que l’analyse des intervalles RR permettait de tirer des conclusions sur l’activité du système nerveux autonome.

Dans les années 1980, Akselrod et ses collègues ont développé des méthodes d’analyse spectrale de la VRC permettant d’étudier séparément l’activité sympathique et parasympathique. Aujourd’hui, la VRC fait partie intégrante de la recherche en médecine, en sciences du sport, en neurologie et en recherche sur le sommeil.

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VAR et stress : ce que votre corps vous révèle

Mesurer le stress à l'aide de la VFC

La variabilité de la fréquence cardiaque (VFC) est considérée comme l’un des marqueurs physiologiques les plus fiables pour mesurer objectivement le stress. Elle indique dans quelle mesure votre système nerveux autonome est capable de basculer entre l’activation (système sympathique) et la récupération (système parasympathique). Une VFC faible indique souvent un niveau de stress élevé, tandis qu’une VFC élevée est associée à une bonne récupération et à une bonne capacité d’adaptation (Shaffer & Ginsberg, 2017 ; Thayer et al., 2012).

Comment la VRC rend le stress visible

  • Stress aigu : active le système sympathique – le rythme cardiaque s'accélère, la VRC diminue temporairement.
  • Stress chronique : peut entraîner des valeurs de VFC durablement basses et réduire la capacité de régulation du système nerveux.
  • Récupération et relaxation : activent le système parasympathique – la fréquence cardiaque diminue, la VRC augmente.

Des études montrent que les personnes présentant une VFC durablement faible souffrent plus souvent de troubles du sommeil, d’épuisement et de surcharge cognitive (Kim et al., 2018).

Grâce à la VRC, tu peux comprendre comment ton corps réagit au stress et à quelle vitesse tu t’en remets. Ce n’est pas tant une valeur ponctuelle qui est déterminante, mais plutôt l’évolution sur plusieurs jours ou semaines. Si tes valeurs de VRC restent durablement basses, cela peut être le signe d’un surmenage, d’un manque de sommeil ou d’une récupération insuffisante.

Dans ce cas, il est utile de travailler de manière ciblée sur la qualité du sommeil, la relaxation et la gestion de l’entraînement – par exemple en améliorant les conditions de sommeil ou en pratiquant des techniques de relaxation structurées.

Il est toutefois important de noter que la VFC n’est pas un outil de diagnostic, mais un indicateur physiologique. Elle doit toujours être interprétée en tenant compte d’autres paramètres de santé et de ton ressenti subjectif (Ernst, 2014).

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La VRC au cours de la vie et le sommeil

Variabilité de la fréquence cardiaque : valeurs de référence en fonction de l’âge

Il n’existe pas de valeur unique de « bonne » VFC qui s’applique de la même manière à tout le monde. La variabilité de la fréquence cardiaque individuelle dépend de l’âge, du sexe, de la condition physique, du niveau de stress et de la qualité du sommeil. En principe, la VFC diminue avec l’âge, car la flexibilité du système nerveux autonome s’affaiblit (Shaffer & Ginsberg, 2017).

Ce qui importe, ce n’est pas tant la comparaison avec d’autres personnes que l’évolution de votre propre VFC. Néanmoins, les valeurs moyennes constituent un repère utile, en particulier si vous vous demandez : « Ma VFC est-elle normale ? » (Umetani et al., 1998 ; Nunan et al., 2010).

Les plages de référence suivantes sont basées sur des données moyennes issues de la population et ne sont données qu'à titre indicatif.

Qu’est-ce qu’une bonne valeur de VRC ?

À titre indicatif, on considère les plages suivantes (valeurs RMSSD en millisecondes) :

  • 20–30 ms : faible
  • 30–50 ms : moyenne
  • 50–70 ms : bonne
  • >70 ms : très bonne capacité de récupération

Exemple : une valeur de VFC de 45 ms se situe dans la fourchette moyenne. Il est toutefois important de savoir si cette valeur reste stable chez toi ou si elle est nettement inférieure à ta moyenne personnelle.

Les variations hormonales peuvent également influencer la VFC. Dans le cycle menstruel féminin notamment, la variabilité de la fréquence cardiaque fluctue en fonction des taux d’œstrogènes et de progestérone. Pour en savoir plus, consultez l’article « VFC et cycle menstruel ».

Variabilité de la fréquence cardiaque pendant le sommeil

La VFC pendant le sommeil est un indicateur important de ta récupération nocturne. Idéalement, le système parasympathique domine pendant la nuit, ce qui entraîne une baisse de la fréquence cardiaque et une augmentation de la VFC. Une VFC nocturne plus élevée est généralement le signe d’une bonne récupération et d’un sommeil de qualité (Chua et al., 2019).

Au cours de la nuit, la VFC évolue en fonction des phases de sommeil. Pendant le sommeil profond, l’activité parasympathique est particulièrement marquée – on observe alors généralement des valeurs de VFC plus élevées. Pendant les phases de sommeil paradoxal, la VFC peut légèrement baisser, car le système nerveux autonome réagit de manière plus variable (Trinder et al., 2001).

Il n’existe pas de valeurs normales fixes pour la VRC pendant le sommeil. Ce qui est déterminant, c’est ta tendance personnelle sur plusieurs nuits. Si ta VRC nocturne reste durablement faible ou si ton pouls au repos baisse ou augmente de manière inhabituelle, cela peut indiquer un stress, un surentraînement ou un manque de sommeil.

Les trackers de VRC modernes, les montres connectées ou les ceintures thoraciques t'aident à visualiser ces évolutions et à déterminer ta valeur de référence individuelle.

Entraînement à la VRC et biofeedback : apprendre à trouver l'équilibre plutôt que de chercher à s'améliorer

Comment favoriser ta VFC au quotidien

La variabilité de la fréquence cardiaque (VFC) est très sensible à votre mode de vie. Des facteurs tels que l’activité physique régulière, la respiration consciente, la qualité du sommeil et la gestion du stress influencent la capacité de votre système nerveux autonome à passer de l’activation à la récupération. Des études montrent que même de petits ajustements, mis en œuvre de manière cohérente, peuvent entraîner des changements mesurables de la VFC (Shaffer & Ginsberg, 2017).

Ce n’est pas une mesure isolée qui est déterminante, mais la combinaison du sommeil, de la récupération et de la gestion de l’effort. Si vous souhaitez améliorer votre VFC à long terme – par exemple grâce à des exercices de respiration ciblés, des techniques de relaxation ou des stimuli d’entraînement structurés –, vous trouverez dans l’article « Améliorer la variabilité de la fréquence cardiaque » un guide détaillé étape par étape proposant des méthodes scientifiquement fondées.

Atemuebungen gegen stress und angst

Exercices de respiration contre le stress et l’anxiété

Exercices de respiration : se débarrasser du stress et des angoisses en respirant

Entraînement à la VFC et biofeedback : comment surveiller votre variabilité de la fréquence cardiaque de manière ciblée

L’entraînement de la VFC désigne l’utilisation ciblée de méthodes visant à améliorer la capacité de régulation du système nerveux autonome. L’accent n’est pas mis sur l’augmentation à court terme de certaines valeurs de VFC, mais sur la prise de conscience de l’interaction entre la respiration, le rythme cardiaque et la relaxation (Lehrer et al., 2020).

L'objectif est de renforcer, par une pratique régulière, la capacité à passer plus rapidement de l'activation à la récupération – un mécanisme essentiel pour la résistance au stress et la récupération.

Comment fonctionne le biofeedback de la VFC ?

Lors du biofeedback de la VFC, la variabilité de la fréquence cardiaque est mesurée en temps réel à l’aide de capteurs. Les résultats sont présentés sous forme visuelle ou sonore – par exemple sous forme de courbes, de couleurs ou de sons. Cela te permet d’apprendre à synchroniser consciemment ta respiration, ton rythme cardiaque et ta relaxation.

Des études montrent qu’un entraînement régulier au biofeedback peut stabiliser l’équilibre entre les systèmes sympathique et parasympathique et améliorer la régulation physiologique du stress (Lehrer & Gevirtz, 2014 ; Goessl et al., 2017).

Le biofeedback de la VFC est aujourd’hui utilisé, entre autres, en psychologie du sport, en médecine comportementale et dans le traitement de la douleur. Des études cliniques suggèrent qu’il peut contribuer à soulager l’hypertension artérielle, les douleurs chroniques ou les états anxieux en renforçant l’activité parasympathique (Lehrer et al., 2020).

Tu trouveras des protocoles de respiration concrets, des fréquences d’entraînement et des instructions étape par étape dans l’article approfondi « Améliorer la variabilité de la fréquence cardiaque ».

Progressive muskelentspannung uebungen

Exercices de relaxation musculaire progressive

Relaxation musculaire progressive (RMP) : 5 exercices simples
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Fréquence cardiaque et pouls : comment ton cœur s'adapte au fil de la journée

Qu'est-ce qu'une fréquence cardiaque saine ?

La fréquence cardiaque correspond au nombre de battements cardiaques par minute (beats per minute = bpm) et ne doit pas être confondue avec la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC). Alors que la VFC mesure les variations temporelles entre chaque battement cardiaque, la fréquence cardiaque indique la fréquence à laquelle ton cœur bat par minute. Ces deux valeurs fournissent des informations différentes mais complémentaires sur ton système cardiovasculaire (Zhao et al., 2020).

Chez l’adulte, la fréquence cardiaque au repos se situe généralement entre 60 et 80 bpm. Les sportifs d’endurance bien entraînés atteignent souvent des valeurs inférieures à 60 bpm, ce qui témoigne d’un bon fonctionnement cardiaque (Boudoulas et al., 2015). En moyenne, les femmes ont une fréquence cardiaque au repos supérieure de 5 à 10 bpm à celle des hommes.

Il est important de noter qu’une fréquence cardiaque basse ne signifie pas automatiquement une VFC élevée – et inversement. Seule la combinaison d’une fréquence cardiaque stable et d’une VFC flexible indique une bonne régulation végétative.

Fréquence cardiaque moyenne au repos selon l’âge

Âge (ans)

Fréquence cardiaque moyenne au repos (bpm)

Nouveau-nés

120–140

Enfants (6–12)

75–110

Adolescents

65–90

Adultes

60–80

Personnes entraînées

45–60

Personnes âgées (>65 ans)

65–85

Une fréquence cardiaque au repos élevée (> 90 bpm) peut être le signe d’un stress, d’un manque d’activité physique ou d’un risque cardiovasculaire accru. Une fréquence cardiaque basse (< 60 bpm) est appelée bradycardie. Chez les personnes bien entraînées, elle est généralement sans danger ; dans de rares cas, elle peut toutefois nécessiter un examen médical (Fox et al., 2007).

La fréquence cardiaque diminue également de manière significative pendant le sommeil. Un pouls très bas pendant la nuit peut être normal chez les personnes entraînées, mais il doit être évalué en tenant compte du bien-être, de l’évolution de la VFC et de la qualité du sommeil.

Un cœur en bonne santé réagit avec souplesse : la fréquence augmente lors d’une activité physique et redescend au repos. Cette capacité d’adaptation – associée à une VFC stable – est le signe d’une bonne régulation cardiaque et végétative (Shaffer & Ginsberg, 2017).

Le pouls au fil de la journée : comment le rythme cardiaque évolue au cours de la journée

Le pouls, ou fréquence cardiaque, suit un rythme quotidien naturel régi par le rythme circadien. Ce cycle biologique de 24 heures influence le sommeil, la sécrétion hormonale, la tension artérielle et la fréquence cardiaque. De plus, l’âge, l’activité physique, le niveau de stress et l’état de santé ont une incidence sur les fluctuations quotidiennes (Furlan et al., 1990).

En général, la fréquence cardiaque est la plus basse le matin, elle augmente au cours de la matinée et en début d’après-midi, puis redescend le soir. Lors d’un effort physique ou d’un stress émotionnel, le pouls atteint brièvement des valeurs plus élevées. La nuit, le système parasympathique domine, ce qui entraîne une baisse significative de la fréquence cardiaque pendant le sommeil (Shaffer & Ginsberg, 2017).

Évolution quotidienne typique de la fréquence cardiaque

  • Matin (6 h – 9 h) : fréquence plus faible – le corps s’active lentement
  • Matin (9 h – 12 h) : augmentation due à l’activité physique et mentale
  • Après-midi (12 h – 18 h) : souvent les valeurs les plus élevées au repos
  • Soir (18 h – 22 h) : baisse progressive – transition vers la récupération
  • Nuit (22 h – 6 h) : valeurs les plus basses – dominance du système parasympathique pendant le sommeil

Les mesures continues effectuées à l’aide de montres connectées, de trackers d’activité ou de ceintures thoraciques t’aident à visualiser l’évolution de ton pouls. Tu peux ainsi constater comment l’entraînement, le stress ou le sommeil influencent ta fréquence cardiaque – et interpréter ces données en les associant à ta VFC.

Il est important de noter que les variations ponctuelles ne sont généralement pas préoccupantes. Ce qui est déterminant, c’est la tendance à long terme et l’interaction entre le pouls au repos, la réponse à l’effort et la variabilité de la fréquence cardiaque.

Remarque : au quotidien, les termes « pouls » et « fréquence cardiaque » sont souvent utilisés comme synonymes. D’un point de vue médical, la fréquence cardiaque désigne le nombre de battements cardiaques par minute, tandis que le pouls mesure l’onde de pression perceptible dans les artères. Chez les personnes en bonne santé, ces deux valeurs évoluent de manière synchrone. Cependant, dans le cas de certaines arythmies cardiaques – comme la fibrillation auriculaire –, le pouls peut s’écarter de la fréquence cardiaque réelle (Furlan et al., 1990).

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Conclusion sur la variabilité de la fréquence cardiaque et ses implications pour la santé

Conclusion : variabilité de la fréquence cardiaque et santé

La variabilité de la fréquence cardiaque (VFC) est un marqueur scientifiquement reconnu de la capacité d'adaptation de votre système nerveux autonome. De nombreuses études associent une VFC plus élevée à une meilleure santé cardiovasculaire, à une régulation plus efficace du stress et à une plus grande résilience (Thayer et al., 2012 ; Shaffer & Ginsberg, 2017).

En revanche, une VFC durablement faible peut indiquer un stress chronique, un manque de sommeil ou une capacité de récupération réduite. Ce n’est toutefois pas une mesure ponctuelle qui est déterminante, mais l’évolution de votre VFC au fil du temps (Sammito et al., 2024).

Un mode de vie sain, comprenant une activité physique régulière, un sommeil suffisant et une respiration consciente, favorise la capacité de régulation du système nerveux autonome. Des méthodes telles que la respiration contrôlée, la méditation ou le biofeedback de la VRC peuvent aider à stabiliser à long terme l’équilibre entre les systèmes sympathique et parasympathique.

Le suivi régulier de ta VRC te permet d’identifier précocement les facteurs de stress et de gérer plus consciemment ton entraînement, ta récupération ou ton sommeil – dans le cadre d’une stratégie de santé holistique, et non comme un outil de diagnostic isolé.

Mesure de la VRC : les questions et réponses essentielles

La variabilité de la fréquence cardiaque (VFC) décrit les fluctuations temporelles entre deux battements cardiaques. Elle indique dans quelle mesure ton système nerveux autonome est capable de basculer entre l'activation (système sympathique) et la récupération (système parasympathique). Une VFC élevée est considérée comme un signe de bonne capacité d'adaptation et de résistance.

La VFC est mesurée en analysant ce que l'on appelle les intervalles RR, c'est-à-dire les intervalles de temps entre deux battements cardiaques. Cette mesure s'effectue à l'aide d'un ECG, d'une ceinture thoracique ou d'une montre connectée. À partir de ces données, on calcule des paramètres tels que le RMSSD ou le SDNN, qui permettent de tirer des conclusions sur votre système nerveux.

Une « bonne » valeur de VFC dépend de l’âge, de la condition physique et de la constitution individuelle. En gros, on considère qu’une valeur comprise entre 30 et 50 millisecondes est moyenne, et qu’une valeur supérieure à 50 ms est bonne. Cependant, l’évolution de votre VFC sur plusieurs jours ou semaines est plus importante qu’une simple mesure ponctuelle.

Une VRC est considérée comme anormalement basse lorsqu’elle se situe de manière durable nettement en dessous de votre moyenne personnelle. Les causes fréquentes sont le stress, le manque de sommeil, les infections ou le surentraînement. Des mesures ponctuelles basses ne posent généralement pas de problème : c’est la tendance à long terme qui est déterminante.

Pendant le sommeil, la VRC augmente généralement, car le système parasympathique domine. Il n’existe toutefois pas de valeurs normales fixes. Ce qui importe, c’est de savoir si votre VRC nocturne reste stable par rapport à votre moyenne personnelle ou si elle diminue à long terme.

La VRC est considérée comme un marqueur de la régulation du stress et de la capacité d'adaptation du système nerveux autonome. Une VRC plus élevée est associée à une meilleure santé cardiovasculaire et à une plus grande résilience. Elle ne remplace toutefois pas un diagnostic médical, mais sert d'indicateur complémentaire.

La VFC peut être influencée positivement par une activité physique régulière, un sommeil suffisant, la réduction du stress et des exercices de respiration. Les routines qui favorisent l'activité parasympathique sont particulièrement efficaces. Tu trouveras des conseils détaillés dans l'article « Améliorer la variabilité de la fréquence cardiaque ».

Avec l'âge, la variabilité de la fréquence cardiaque moyenne diminue. Les jeunes adultes atteignent souvent des valeurs plus élevées que les personnes âgées. Cependant, les différences individuelles sont importantes : c'est pourquoi ta valeur de référence personnelle est plus importante que la comparaison avec des données moyennes.

Sources

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  • Furlan, R., Guzzetti, S., Crivellaro, W., Dassi, S., Tinelli, M., Baselli, G., Cerutti, S., Lombardi, F., Pagani, M., & Malliani, A. (1990). Variations circadiennes de l’activité du système nerveux autonome en relation avec la fonction cardiovasculaire. American Journal of Physiology, 258(4), H967–H976. https://doi.org/10.1152/ajpheart.1990.258.4.H967
  • Goessl, V. C., Curtiss, J. E., & Hofmann, S. G. (2017). Effet de l’entraînement par biofeedback de la variabilité de la fréquence cardiaque sur le stress et l’anxiété : une méta-analyse. Psychological Medicine, 47(15), 2578–2586. https://doi.org/10.1017/S0033291717001003
  • Kim, H. G., Cheon, E. J., Bai, D. S., Lee, Y. H., & Koo, B. H. (2018). Stress et variabilité de la fréquence cardiaque : une méta-analyse et une revue de la littérature. Psychiatry Investigation, 15(3), 235–245. https://doi.org/10.30773/pi.2017.08.17
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