
Le sommeil paradoxal : son importance pour nos performances

Non seulement il est à l'origine de rêves intenses, mais il nous aide également à récupérer : nous vous dévoilons à quelle fréquence le sommeil paradoxal survient pendant la nuit, quelle est l'importance de cette phase de sommeil essentielle et quelles sont les conséquences d'un manque de sommeil paradoxal.

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Découvrez dès maintenant notre cours en ligne sur le sommeil01 Qu'est-ce que le sommeil paradoxal ?
Le sommeil paradoxal (également appelé « sommeil désynchronisé ») fait partie des phases de sommeil qui composent les cycles de sommeil de l'organisme. On l'appelle « phase de rêve », car c'est pendant cette phase que, en raison d'une activité cérébrale accrue, nous rêvons de manière particulièrement vivante et que nous nous remettons des impressions de la journée. Le sommeil paradoxal est considéré comme la phase la plus importante du repos nocturne.
Contrairement à la phase de sommeil profond, le cerveau est, pendant le sommeil paradoxal, presque aussi actif qu’à l’état de veille et transfère alors les souvenirs de la mémoire à court terme vers la mémoire à long terme. Les muscles se régénèrent, les cellules sont réparées et les zones du cerveau responsables de l’apprentissage sont stimulées. Le sommeil paradoxal a donc un effet particulièrement bénéfique sur le corps et l’esprit.
REM est l’abréviation de « Rapid Eye Movement », ce qui signifie en français « mouvements oculaires rapides ». En effet, cette phase de sommeil se caractérise par les mouvements saccadés des globes oculaires sous les paupières des personnes endormies.
Le nombre de phases de sommeil paradoxal que nous traversons au cours d’une nuit et dont nous avons besoin pour un sommeil sain dépend également de l’âge. Alors que chez les nourrissons, le sommeil paradoxal représente 70 à 80 % de leur sommeil total, chez les adultes, une proportion de 20 à 25 % est considérée comme normale. Chacune dure entre 5 et 20 minutes, avec une durée croissante. En effet, alors que la première phase de sommeil paradoxal dure en moyenne environ 10 minutes, chaque phase suivante s’allonge progressivement.
Outre les mouvements oculaires rapides, une respiration rapide et agitée, des variations de la température corporelle, une accélération du rythme cardiaque, des contractions du visage et des membres ou une augmentation de la tension artérielle sont des changements tout à fait normaux qui se produisent dans l’organisme pendant cette phase de sommeil.
La phase de sommeil profond a également un impact sur l’activité musculaire. Il se produit une paralysie temporaire des muscles. Celle-ci sert à la protection de la personne endormie, afin que les mouvements rêvés ne puissent pas être exécutés dans la réalité.
« Le sommeil paradoxal est une phase cruciale du cycle du sommeil, essentielle à la mémoire, à l’apprentissage et au traitement des émotions. Un manque de sommeil paradoxal peut entraîner des problèmes de santé tels que des troubles de la mémoire et des sautes d’humeur. Il est important de maintenir un rythme veille-sommeil régulier et de créer un environnement de sommeil calme afin de favoriser le sommeil paradoxal et d’améliorer la santé mentale et physique. »
Dr Fabian Krapf, expert du sommeil

02 Dans quelle phase du sommeil rêve-t-on ?
Même si certaines personnes le nient, nous rêvons tous, et ce, à chaque phase du sommeil. Cependant, alors que les rêves des autres phases sont plutôt abstraits et intellectuels, ceux de la phase paradoxale (REM) se caractérisent par un certain dynamisme et une certaine intensité. Et comme notre cerveau traite à la fois des informations et des impressions sensorielles émotionnelles, c’est souvent là que naissent les rêves les plus insolites.
Une phase de rêve a lieu environ toutes les 90 minutes, ce qui correspond à 4 à 6 rêves par nuit, d’une durée comprise entre 15 et 20 minutes. La paralysie musculaire qui survient par intermittence sert de réflexe de protection, afin que les expériences vécues dans les rêves et les cauchemars ne puissent pas être mises en pratique.
Comme la fréquence et l’ampleur du sommeil paradoxal augmentent à mesure que le matin approche et que la période de sommeil d’une nuit se termine généralement par une phase de sommeil paradoxal, nous pouvons parfois encore bien nous souvenir de nos rêves – contrairement à ceux de la phase de sommeil profond.
03 Les troubles du sommeil paradoxal peuvent être dangereux
Comme décrit ci-dessus, la phase de sommeil paradoxal se caractérise par une paralysie musculaire qui empêche la personne endormie de traduire ses rêves en mouvements (également appelée paralysie du sommeil paradoxal ou atonie du sommeil paradoxal). Cependant, en cas de trouble du sommeil paradoxal ou de trouble du comportement pendant le sommeil paradoxal , cette paralysie musculaire ne se produit pas. Ce phénomène est dû à des maladies neurodégénératives qui s’accompagnent d’une dégénérescence progressive des cellules nerveuses.
Ce trouble a pour conséquence que la personne qui rêve peut très bien bouger pendant la phase de sommeil paradoxal et traduire ses rêves animés en mouvements parfois complexes. Cela se manifeste par des mouvements brusques des bras, des cris ou des paroles. Les personnes concernées peuvent également se lever, marcher dans la chambre ou tomber du lit et se blesser elles-mêmes ou blesser la personne couchée à leurs côtés.
En cas de suspicion de trouble du comportement pendant le sommeil paradoxal, un examen en laboratoire du sommeil permet d’apporter des éclaircissements. Une électromyographie (EMG), examen neurologique mesurant l’activité électrique naturelle d’un muscle, permet de déterminer s’il s’agit d’une pathologie musculaire ou d’un trouble de la conduction nerveuse au niveau des nerfs innervant le muscle.
Si le diagnostic est confirmé, un traitement médicamenteux permet de réduire la tension musculaire pendant le sommeil, ce qui améliore la qualité de vie et de sommeil des personnes concernées.
Un trouble du comportement pendant le sommeil paradoxal touche principalement les personnes âgées (à partir de 60 ans) ; environ 90 % des personnes concernées sont des hommes.
04 Sommeil paradoxal trop court : voici les causes
Représentant jusqu’à 25 % de la durée totale du sommeil, le sommeil paradoxal constitue une partie importante de nos phases de sommeil. Un sommeil paradoxal ou un sommeil crépusculaire trop court sur une longue période ne suffit pas à nous permettre de nous régénérer complètement, ce qui a des répercussions considérables sur nos phases d’éveil.
Une fatigue chronique, des troubles de la mémoire pouvant aller jusqu’à la démence comme conséquence à long terme, des sautes d’humeur, un manque de concentration ou des changements d’appétit peuvent être les conséquences d’un manque de sommeil paradoxal.
Les causes les plus fréquentes d’un sommeil paradoxal de mauvaise qualité ou trop court sont des heures de coucher trop tardives et les difficultés d’endormissement qui en découlent, le fait de ruminer qui empêche les personnes concernées de se détendre, des situations de stress personnel ou professionnel, des interruptions du sommeil (besoin d’aller aux toilettes, faim, soif, distraction due au téléphone portable et autres), des douleurs en position allongée, une mauvaise hygiène de sommeil ou un manque d’activité physique pendant la journée, par exemple en raison d’une séance de sport trop tardive le soir ou d’autres activités stimulantes.
Mais des conditions de sommeil défavorables dans la chambre ou dans le lit peuvent également nous faire dormir mal ou trop peu.
Digression : le sommeil polyphasique est un rythme de sommeil qui répartit le sommeil en plusieurs phases courtes tout au long de la journée, au lieu de le concentrer en une seule période de sommeil nocturne. L’objectif est de réduire la durée totale du sommeil et de maximiser le temps d’éveil en optimisant les phases de sommeil particulièrement efficaces, comme le sommeil paradoxal. Il en existe différentes variantes, notamment le sommeil biphasique (sommeil nocturne plus sieste) et le sommeil « Everyman » (sommeil principal plus plusieurs courtes siestes). Bien que le sommeil polyphasique soit utilisé dans des situations extrêmes, sa mise en œuvre au quotidien est difficile et son efficacité à long terme n’est pas scientifiquement prouvée. Les inconvénients potentiels sont le manque de sommeil et les risques pour la santé.
05 Améliorer le sommeil paradoxal : 7 conseils
Si un mauvais sommeil n’est pas dû à un trouble du sommeil, mais à des circonstances extérieures, tu peux améliorer ton sommeil paradoxal grâce à quelques conseils simples. En effet, un environnement de sommeil adapté est également essentiel pour bien dormir.
Parmi ces éléments, on peut notamment citer :
- Élimine les appareils électroniques tels que la télévision, le téléphone portable, la liseuse ou l'ordinateur portable de ta chambre. Ceux-ci émettent une lumière bleue qui peut perturber le sommeil.
- Évitez les sources de lumière et bloquez autant que possible la lumière du jour ou artificielle afin de favoriser un sommeil de qualité.
- Mets en place une routine de sommeil et essaie de te coucher et de te lever toujours à peu près à la même heure.
- Maintenez la température ambiante entre 18 et 21 degrés. Une température trop élevée ou trop basse peut avoir un impact négatif sur votre sommeil.
- Créez une atmosphère propice au sommeil. Cela passe notamment par un matelas adapté, sur lequel vous pouvez vous allonger en toute détente et qui répond aux besoins de votre corps. Le noyau en mousse spécial de la RECOVERY BASE de BLACKROLL® garantit une grande résistance à la déformation sous pression et vous aide ainsi à recharger vos batteries pendant la nuit et à vous régénérer de manière optimale. Elle convient à toutes les morphologies et à toutes les positions de sommeil. Associée à la couverture de relaxation en fibres CELLIANT®, qui favorise la circulation sanguine locale et améliore l’oxygénation des cellules du corps, elle vous permettra de découvrir une toute nouvelle qualité de sommeil et de retrouver davantage d’endurance pendant la journée, tant pour le sport que pour la vie quotidienne.
- Évite de trop dormir pendant la journée. Une sieste énergisante d’une durée maximale de 20 minutes est acceptable. Tu ne devrais toutefois pas t’allonger plus longtemps, car sinon ton corps entrera dans la phase de sommeil profond. Cela t’empêchera non seulement de te remettre en route plus facilement, mais te rendra également trop éveillé le soir pour t’endormir.
- Ne te couche pas l'estomac vide ou trop plein. L'idéal est de prendre un repas léger environ une heure et demie avant d'aller te coucher. Tu t'endormiras ainsi plus facilement et ne seras pas réveillé(e) la nuit par des fringales.
06 Sommeil paradoxal : le psychisme et la qualité du sommeil
Des études ont montré que le sommeil paradoxal et sa qualité peuvent même fournir des indications sur des troubles psychiques. Selon ces études, toute une série de troubles psychiques se manifesteraient d’abord pendant le sommeil.
Les premiers signes qui se manifestent : les personnes concernées ont du mal à s'endormir ou à dormir d'une traite pendant une longue période. Les examens en laboratoire du sommeil permettent ensuite de déterminer dans quelle mesure le psychisme en est la cause. En effet, les scientifiques ont pu découvrir que chez les personnes dépressives, le sommeil paradoxal est avancé et commence plus tôt que chez les personnes en bonne santé.
Cela indiquerait que le système de neurotransmetteurs du cerveau, responsable de la régulation des différentes phases du sommeil, est déséquilibré.
Des études antérieures avaient par ailleurs montré que ces personnes présentaient un risque deux fois plus élevé de souffrir de dépression que celles ne présentant pas de troubles du sommeil. Et ce, même plusieurs années après l’apparition initiale du trouble du sommeil.
Bien que les causes exactes n’aient pas encore été élucidées, on suppose que non seulement le sommeil paradoxal est altéré, mais que, parallèlement, certaines parties du système paralimbique sont hyperactives. Cette zone du cerveau est responsable du traitement des émotions, qui se manifestent souvent chez les personnes souffrant de dépression ou de troubles anxieux par un déséquilibre émotionnel se traduisant par des angoisses et des inquiétudes.
07 La phase non-REM, antagoniste de la phase REM
Le sommeil se compose de deux états : le sommeil paradoxal, déjà mentionné ci-dessus, et le sommeil lent.
Au cours de ce dernier, le corps se prépare au sommeil profond en abaissant sa température corporelle et en ralentissant son rythme cardiaque. Les ondes cérébrales et l’activité cérébrale diminuent également. Les mouvements oculaires si caractéristiques du sommeil paradoxal sont absents (d’où le nom « non-REM » = « non rapid eye movement ») et les muscles ne sont pas paralysés pendant ces phases. Les rêves sont très rares.
La phase non-REM se subdivise en trois phases, N1, N2 et N3, et marque le début de chaque cycle de sommeil. À partir de l’état de veille, on passe successivement, au cours de la nuit, par les stades N1 à N3, au cours desquels la profondeur du sommeil ne cesse d’augmenter.
Au stade 1 (phase d’endormissement), la tension musculaire diminue ; on peut observer occasionnellement des contractions musculaires ainsi que de brefs épisodes de rêves.
Lorsque le stade 2 (phase de sommeil léger) commence, le sommeil proprement dit s’installe. Le risque d’être réveillé par des facteurs perturbateurs extérieurs diminue.
Le stade 3 est appelé « phase de sommeil profond », car c’est à ce moment-là que les personnes endormies sont les plus difficiles à réveiller. Si l’on se réveille pendant cette phase, on se sent encore endormi et il faut quelques minutes de plus pour se sentir à nouveau en forme.
Comme c’est surtout au cours de cette phase que les hormones de croissance sont sécrétées par l’hypophyse, on suppose que c’est principalement à ce moment-là que se déroulent d’importants processus de régénération dans l’organisme et que le corps se remet, pendant ces phases, des activités de l’état de veille.
07 Résumé du sommeil paradoxal
Le sommeil paradoxal est une phase importante du cycle du sommeil, associée à de nombreux bienfaits pour la santé physique et mentale. Au cours de cette phase, une activité cérébrale intense a lieu, qui joue un rôle crucial dans la consolidation de la mémoire et la régulation des émotions. Un manque de sommeil paradoxal peut entraîner toute une série de problèmes de santé, notamment des troubles de la mémoire, la dépression, l’anxiété et bien d’autres encore.
Il existe différentes façons d’améliorer le sommeil paradoxal, notamment en favorisant un rythme veille-sommeil sain, en créant un environnement de sommeil calme et en évitant les boissons contenant de la caféine et l’alcool avant le coucher. Certains compléments alimentaires naturels peuvent également contribuer à améliorer le sommeil paradoxal, comme la mélatonine et la lavande.
Dans l’ensemble, il est important de comprendre et de favoriser le sommeil paradoxal afin de garantir une bonne santé physique et mentale. En améliorant nos habitudes de sommeil et en prenant des mesures ciblées pour favoriser le sommeil paradoxal, nous pouvons mieux nous reposer, améliorer notre mémoire et renforcer notre stabilité émotionnelle.








