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Entraînement basé sur le cycle : comment optimiser vos performances

publié par Victorine Kulier dans Sport sur 23.05.2024 - mis à jour à 23.06.2026
Victorine kulier
Victorine Kulier

Imagine que tu suives un programme d'entraînement qui s'adapte exclusivement à tes variations personnelles et hormonales. Tu te sens en pleine forme, tu sais exactement quand ton corps supporte le mieux les efforts intenses et quand tu dois privilégier la récupération et le repos. Tu apprends à connaître ton corps sur le bout des doigts et tu peux réagir aux changements physiologiques et psychologiques en adaptant ton entraînement en conséquence.

C’est ce qu’on appelle l’entraînement basé sur le cycle menstruel : une méthode où tu t’entraînes avec ton corps, et non contre lui .

Dans cet article, tu découvriras comment l’entraînement basé sur le cycle te permet de mieux comprendre ton corps et d’améliorer tes performances. Découvre comment tirer parti des différentes phases de ton cycle !

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Introduction à l’entraînement basé sur le cycle

L'entraînement basé sur le cycle s'adapte de manière dynamique aux fluctuations hormonales naturelles du cycle menstruel féminin. Au lieu de suivre un programme d'entraînement rigide et uniforme, qui repose en grande partie sur des recommandations destinées aux hommes, tu adaptes ton entraînement à tes caractéristiques physiologiques. L'intensité et le type d'entraînement sont adaptés en fonction de la phase de votre cycle afin d'optimiser vos performances physiques et sportives.

La plupart des recommandations d'entraînement actuelles s'appuient sur celles destinées aux hommes et ne tiennent guère compte de différences importantes telles que la masse musculaire, la structure osseuse et la densité osseuse, et surtout les fluctuations hormonales. Le cycle menstruel, en particulier, peut influencer considérablement vos performances sportives et votre bien-être psychologique.

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Avantages de l'entraînement adapté au cycle menstruel

Les avantages de l'entraînement adapté au cycle menstruel sont très individuels et varient d'une femme à l'autre. L'objectif est de tirer parti de ton cycle menstruel pour t'entraîner en harmonie avec tes pics et tes baisses hormonaux. Cela signifie que tu adaptes en permanence le type et l'intensité de ton entraînement.

Grâce à cette adaptation ciblée, tu donnes d’une part à ton corps la possibilité de s’entraîner en harmonie avec ses besoins et de tirer le meilleur parti de l’entraînement.

D’autre part, tu permets également à ton corps de mieux récupérer, d’optimiser la régénération et de créer une expérience d’entraînement durable et saine. Cette option d’entraînement sur mesure te permet de répondre à tes besoins tout à fait personnels.

Les avantages en un coup d’œil :

  • Un programme d’entraînement sur mesure et personnalisé, en harmonie avec ton équilibre hormonal
  • Possibilité d’améliorer encore tes performances à un niveau élevé
  • Adaptation ciblée de l’entraînement aux fluctuations émotionnelles et psychologiques, ce qui réduit le stress, augmente ta motivation et, surtout, améliore la perception de toi-même
  • Réduction du syndrome prémenstruel (SPM ) grâce à un entraînement adapté à chaque phase du cycle

L'entraînement basé sur le cycle présente-t-il des inconvénients ?
En réalité, pratiquement pas – mais il te faudra surtout de la patience, car les effets durables de l’entraînement basé sur le cycle ne se manifestent qu’après quelques mois. Comme aucun cycle ne ressemble exactement à un autre, il peut être difficile, surtout au début, de suivre ton programme d’entraînement basé sur le cycle.

Tu dois y consacrer du temps et de la patience, suivre ton cycle de près et le noter régulièrement pour pouvoir d'abord identifier certaines tendances. Mais toute méthode d'entraînement aussi personnalisée nécessite du temps pour porter ses fruits.

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03 Les bases du cycle féminin

Les bases du cycle féminin

Le cycle menstruel dure généralement entre 21 et 35 jours. Des variations de durée sont normales et peuvent être influencées par des facteurs externes tels que le stress, le sport ou l'alimentation.

Il commence avec les premières règles (ménarche) et se termine après la ménopause. En moyenne, les règles durent environ 3 à 7 jours et varient souvent d’une femme à l’autre, mais aussi d’un cycle à l’autre. Une femme perd en moyenne entre 10 et 80 millilitres de sang.

Le cycle se divise principalement en deux phases, caractérisées par des changements hormonaux et des événements physiologiques. Parmi les phases principales figurent la phase folliculaire, qui marque le début des règles, et la phase lutéale, déclenchée par l'ovulation.

04 Phases du cycle et hormones

Principes fondamentaux du cycle menstruel

La phase folliculaire : le début de la première moitié de ton cycle

La phase folliculaire marque la première moitié du cycle menstruel et commence le premier jour de tes règles, lors de la which la muqueuse utérine est éliminée. En moyenne, cette phase dure environ 14 jours, si l’on se base sur un cycle régulier de 28 jours.

Au début de cette phase, les principales hormones qui régissent le cycle – l’œstrogène, la progestérone, la FSH (hormone folliculo-stimulante) et la LH (hormone lutéinisante) – se situent à un niveau relativement bas. Sur le plan hormonal, c’est à ce moment-là que nous, les femmes, ressemblons le plus aux hommes.

Au cours de la phase folliculaire, des follicules, c’est-à-dire de petites vésicules contenant l’ovule, se développent dans les ovaires. C’est la FSH qui domine à ce stade, favorisant la maturation de ces follicules.

Ces follicules commencent à produire des œstrogènes. L’augmentation du taux d’œstrogènes permet la poursuite de la maturation et de la croissance des follicules, afin qu’un ovule potentiellement fécondé puisse s’implanter.

Peu avant l’ovulation, le taux d’œstrogènes atteint son pic. Ce taux élevé d’œstrogènes a un effet stimulant sur l’hypophyse, une glande endocrine située dans le cerveau qui produit diverses hormones, dont l’hormone lutéinisante (LH).

Ce processus s'explique par un mécanisme appelé « rétroaction positive », dans lequel le signal d'œstrogène élevé stimule l'hypophyse à produire davantage de LH.

Le passage à la phase lutéale : l’ovulation

La LH joue un rôle déterminant dans l’ovulation. Elle stimule le follicule dominant afin qu’il libère l’ovule mature. La hausse soudaine de la LH déclenche l’ovulation, qui survient généralement environ 24 à 36 heures après le pic de LH, moment où la concentration de LH dans le sang atteint son niveau maximal.

Les jours 13 à 15 de ton cycle sont généralement appelés « phase ovulatoire ». C'est au cours de cette période que la fécondation peut avoir lieu, même si certaines femmes connaissent des cycles anovulatoires, au cours desquels l'ovulation n'a pas lieu.

Après l'ovulation : la phase lutéale

Au cours de la phase lutéale qui suit, à partir du 15e ou 16e jour, s'enclenche la seconde moitié du cycle, qui dure jusqu'au début des règles.

Au cours de cette phase, le corps jaune (corpus luteum), une glande temporaire, joue un rôle central dans la production d’hormones. Cette glande commence à produire de la progestérone, une hormone qui prépare la muqueuse utérine à une éventuelle grossesse.

Elle provoque un épaississement et une meilleure irrigation sanguine de la muqueuse utérine afin de pouvoir accueillir un ovule fécondé. Le taux d’œstrogènes reste constant pendant cette phase et diminue légèrement par la suite.

En l’absence de fécondation, le taux de progestérone chute également, ce qui entraîne finalement la desquamation de la muqueuse utérine et déclenche les règles.

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Cycle, performances et bien-être

Le rôle principal des hormones sexuelles féminines est de favoriser la reproduction. Cependant, des études montrent que les fluctuations des taux d’œstrogènes et de progestérone dans la muqueuse utérine peuvent également influencer d’autres systèmes de l’organisme. Cela concerne notamment le système cardiovasculaire, la respiration, le métabolisme et la musculature.

En raison du niveau limité des connaissances, les résultats des études ne sont pas encore concluants quant à l’existence d’effets négatifs réels sur les performances sportives. Ainsi, selon diverses études, il semble possible d’atteindre des performances optimales à chaque phase du cycle féminin, car les paramètres clés déterminant les performances, tels que la consommation maximale d’oxygène et le seuil lactique, restent constants tout au long du cycle.

Néanmoins, selon la phase, les changements hormonaux peuvent également avoir des répercussions sur les performances physiques à d’autres niveaux, en influençant le métabolisme énergétique, la régulation de la température, la dépense calorique ou l’état psychique.

Il est important de tenir compte de ces aspects afin de pouvoir réagir aux changements et d’adapter l’entraînement et l’alimentation en conséquence. Nous pouvons ainsi optimiser les performances et favoriser le bien-être à chaque phase.

Métabolisme énergétique et régulation de la température pendant la phase lutéale

Certaines études montrent (Sims, 2021 ; Hutchins & Dawes, 2020) que le métabolisme de base est nettement plus faible au début de la phase folliculaire qu’à la fin de la phase lutéale. Le métabolisme au repos semble donc être accru pendant la seconde moitié du cycle, ce qui se traduit par un besoin énergétique accru de 5 à 10 % avant le début des règles.

Cela signifie que les fringales souvent ressenties durant la seconde moitié du cycle ne sont pas seulement le fruit de l’imagination ou d’un manque de maîtrise de soi, mais qu’elles répondent à un besoin supplémentaire réel de 100 à 200 calories par jour.

C’est un point important, notamment en ce qui concerne l’apport calorique pendant les séances d’entraînement d’endurance de longue durée. Comprendre le comportement métabolique pendant cette phase peut aider à atteindre des performances optimales en compensant à temps ces besoins énergétiques accrus.

La température basale peut également présenter des variations au cours du cycle. Elle est généralement mesurée juste après le réveil et avant de se lever, et peut varier d’une femme à l’autre. La température basale est souvent utilisée comme méthode de suivi pour déterminer les jours fertiles avant et autour de l’ovulation.

Après l’ovulation, la température corporelle augmente d’environ 0,2 à 0,5 degré au cours des 48 premières heures et reste élevée jusqu’au début des prochaines règles. D’une part, cette élévation de la température corporelle peut aider à déterminer l’ovulation ; d’autre part, sur le plan sportif, elle peut également nuire à la gestion de la température et à la perception de la chaleur.

Cela peut notamment entraîner, surtout pendant les mois d’été , une sensation de baisse de performance, car le corps consomme davantage d’énergie pour éviter une éventuelle surchauffe et pour se rafraîchir.

Effets psychologiques du cycle menstruel sur les performances sportives

Le cycle menstruel peut également avoir un impact sur les performances sportives sur le plan psychologique, en raison des changements hormonaux qu’il entraîne. Souvent, les femmes ressentent, quelques jours avant le début de leurs règles, l’apparition du syndrome prémenstruel (SPM), qui leur signale l’arrivée imminente de leurs règles. Les symptômes prémenstruels peuvent inclure des sautes d’humeur, une rétention d’eau, des maux de tête, une sensibilité des seins, de l’irritabilité et, de manière générale, des symptômes émotionnels et physiques négatifs.

Tous ces symptômes psychologiques peuvent avoir un impact négatif sur la motivation, la concentration et la force mentale, qui sont essentielles pour une performance sportive optimale. Alors que les femmes se sentent souvent pleines d’énergie et sûres d’elles pendant la phase folliculaire, la phase lutéale s’accompagne souvent d’une augmentation de la fatigue et du doute de soi. Ce sentiment de fatigue, d’épuisement et de doute peut rendre plus difficile la réalisation d’un entraînement avec la même intensité que d’habitude.

Il est donc important d’identifier ces états psychologiques et, le cas échéant, d’éviter de programmer des séances d’entraînement intensives ces jours-là. Il convient plutôt de privilégier la récupération, en mettant l’accent sur des mesures régénératrices telles que les exercices de respiration, les étirements, l’entraînement des fascias, les massages et un sommeil réparateur.

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Planification de l'entraînement en fonction du cycle menstruel

L'élaboration d'un programme d'entraînement basé sur le cycle menstruel nécessite une compréhension fondamentale de ses différentes phases. Un cycle d'entraînement type peut suivre un rythme de 28 jours et être ainsi adapté au cycle menstruel sur une durée similaire.

D’un point de vue technique d’entraînement, nous pouvons, en théorie, classer les différentes fluctuations hormonales en quatre phases : la phase folliculaire précoce, la phase folliculaire tardive et l’ovulation, la phase lutéale précoce et la phase prémenstruelle. Pour pouvoir comprendre ton cycle et le diviser en ces phases, tu devrais d’abord consacrer quelques mois à le suivre.

En déterminant les phases de ton cycle, sa durée et le moment de l’ovulation, tu pourras identifier des schémas précis et mieux comprendre comment ton corps réagit aux différentes intensités d’entraînement. À l’aide d’applications de suivi, de calendriers, de l’évolution de la consistance de ta glaire cervicale ou de tests permettant de déterminer ton ovulation (tests LH), tu peux documenter ton cycle en détail, ce qui constituera la base de ton entraînement adapté à ton cycle.

1. La phase folliculaire précoce : le moment idéal pour des séances intenses et techniquement exigeantes

La phase folliculaire, durant laquelle les taux d’œstrogènes et de progestérone sont faibles chez la femme, offre une occasion idéale pour réaliser des séances d’entraînement intensives axées sur la musculation .

À ce stade, le métabolisme se trouve dans une phase de développement musculaire, c’est-à-dire anabolique, au cours de laquelle l’effet anabolique des œstrogènes contribue à augmenter et à maintenir la masse musculaire. En revanche, le contexte hormonal de la phase lutéale peut entraver le développement musculaire en raison de l’effet catabolique de la progestérone. Plusieurs études (Sung et al., 204 ; Thompson et al., 2020) ont conclu que les femmes obtenaient des performances nettement supérieures lors d’un entraînement de force maximale au cours de la première moitié du cycle par rapport à celles obtenues lors d’entraînements effectués à d’autres phases du cycle.

Cela suggère que la première moitié du cycle est propice à un gain de force optimal. L’augmentation du taux d’œstrogènes, qui présente des propriétés anti-inflammatoires, peut également réduire la sensibilité à la douleur, ce qui peut potentiellement augmenter l’intensité de l’entraînement et la capacité de récupération.

2. Phase folliculaire tardive et phase d’ovulation : une puissance optimale pour ton entraînement

Plus l’ovulation approche, plus les femmes peuvent se sentir pleines d’énergie. L’entraînement par intervalles à haute intensité, la musculation à force maximale et les séances techniquement exigeantes ont toujours leur place à ce stade.

C’est souvent pendant la phase d’ovulation que l’on atteint un pic d’énergie physique. Cette phase est particulièrement propice à la planification de séances de renforcement musculaire et d’entraînements de haute intensité.

De plus, la phase folliculaire permet de bien travailler les capacités de coordination. Il semble qu’au cours de cette phase, on puisse constater une amélioration de la motricité fine, une réactivité accrue et une plus grande dextérité manuelle.

Les sports techniquement exigeants, tels que les sports de frappe et de balle, peuvent particulièrement en bénéficier.

3. Début de la phase lutéale : la seconde moitié du cycle

Après l’ovulation, le taux de progestérone augmente et l’équilibre hormonal évolue progressivement. De nombreuses femmes se sentent encore assez performantes au cours de cette phase précoce de la seconde moitié du cycle.

La phase lutéale précoce se prête donc bien à la musculation modérée, au Pilates, au power yoga et aux séances d’endurance telles que la course à pied, la natation ou le vélo. Au cours de cette seconde moitié, l’intensité de l’entraînement peut désormais être légèrement réduite.

4. Phase prémenstruelle : exercices d'endurance et récupération

L’effort perçu lors d’une activité physique semble être le plus intense pendant la phase prémenstruelle. Néanmoins, les études ne sont pas encore formelles quant à l’existence d’effets négatifs réels sur les performances sportives.

Il semble donc possible d’atteindre des performances optimales à chaque phase du cycle menstruel, car les paramètres clés déterminant la performance, tels que la consommation maximale d’oxygène et le seuil lactique, restent constants tout au long du cycle.

Si tu souffres du syndrome prémenstruel et que tu es confrontée à de la fatigue, à un manque d’énergie et à des sautes d’humeur dans les jours précédant tes règles, il est conseillé de privilégier des séances d’entraînement plus calmes.

Au cours de cette phase, tu peux privilégier la récupération et la régénération si ton corps en a besoin. Des séances d’endurance modérées, une récupération active et l’amélioration de la souplesse et de la mobilité peuvent alors occuper le devant de la scène. Cela signifie que des disciplines telles que le yoga, les étirements, mais aussi des séances légères de vélo ou de course à pied sont particulièrement bénéfiques dans ce contexte.

Il est important de comprendre qu’un entraînement adapté au cycle ne signifie en aucun cas que nous devons nous limiter. Si tu te sens bien et que ton corps réclame une séance intense même pendant la phase prémenstruelle, tu peux bien sûr la réaliser quand même.

Comme décrit précédemment, il n’existe pas encore suffisamment de preuves significatives indiquant que le cycle menstruel entraîne une différence mesurable de performance au cours des différentes phases du cycle féminin. La plupart du temps, les effets liés au cycle sur les performances sportives sont liés aux perceptions subjectives des sportives.

Entraînement pendant les règles

Ton cycle menstruel peut avoir une grande influence sur tes performances sportives. Voici quelques conseils pour adapter ton entraînement au cours des différentes phases, en particulier pendant tes règles :

Pendant tes règles, tu devrais adapter ton entraînement :

  • Réduire l'intensité : maintiens une intensité faible lors de tes séances d'entraînement.
  • Évite les séances de musculation intenses : les entraînements intensifs peuvent perturber ton équilibre hormonal.
  • Évite les exercices abdominaux et les postures inversées : ces exercices peuvent être désagréables.
  • Privilégie les activités douces : va courir, fais du yoga ou des étirements.
  • La natation ou le vélo : ces sports sont doux et agréables.

Écoute ton corps et adapte ton entraînement à tes besoins individuels. Une activité physique modérée peut même aider à soulager les douleurs menstruelles.

Conseils généraux

  • Hydratation : veille à boire suffisamment, surtout pendant tes règles.
  • Adapte ton alimentation : des aliments comme le chou frisé, les épinards, les bananes et le saumon peuvent t'aider.
  • Entraînement régulier : il peut contribuer à réguler ton cycle menstruel et à réduire les symptômes.

En adaptant ton entraînement à ton cycle, tu peux optimiser tes performances sportives tout en favorisant ton bien-être.

Types d'entraînement recommandés pendant les règles

  • Les entraînements d'endurance modérés, comme la natation, le vélo ou le jogging léger, sont particulièrement adaptés.
  • Le yoga et les étirements peuvent aider à soulager les tensions et à apaiser les douleurs.
  • Les séances d’activité physique relaxantes et les promenades sont également recommandées.

Activités à éviter pendant les règles

  • Il faut éviter les séances de musculation intensive pendant les règles.
  • Il faut également renoncer aux sprints intenses et à l’entraînement à haute intensité.
  • Les exercices abdominaux et les postures inversées, comme le poirier, ne sont pas non plus recommandés.
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Alimentation adaptée au cycle menstruel

Il n’existe pas encore suffisamment de recommandations scientifiquement prouvées pour un entraînement spécifique basé sur le cycle menstruel. Cependant, compte tenu des variations hormonales et de leurs effets sur notre métabolisme, notre santé osseuse, notre système immunitaire ou notre santé mentale, nous pouvons tenter d’établir des recommandations nutritionnelles.

Avant tout changement alimentaire, il convient toujours de consulter au préalable un médecin ou un nutritionniste professionnel. Nous allons désormais nous concentrer principalement sur les micronutriments qui présentent généralement des avantages pour les sportives.

L'alimentation pendant la phase folliculaire : ce qu'il faut savoir

Tout comme l’entraînement, l’alimentation adaptée au cycle menstruel dépend des fluctuations hormonales individuelles et des préférences de l’athlète, qui peuvent varier en fonction de la phase du cycle. Au cours de cette phase, il est important d’apporter à l’organisme des nutriments sains, des glucides complexes et des graisses saines :

  • Graisses saines: avocats, fruits à coque et graines comme les amandes, les noix ou les graines de lin, riches en acides gras oméga-3.
  • Glucides complexes : les produits à base de céréales complètes, comme le pain complet ou les pâtes complètes ; les légumineuses telles que les lentilles, les pois chiches ou les haricots, riches en fibres alimentaires.
  • Aliments riches en fer: les légumes à feuilles vertes foncées comme les épinards ou les bettes, les légumineuses, la viande rouge comme le bœuf ou le foie. Le fer joue un rôle essentiel dans la formation du sang dans l’organisme. Il est vital, car son manque peut nuire à la production d’hémoglobine, ce qui peut entraîner une anémie. De nombreuses femmes, en particulier les sportives, ont des besoins accrus en fer. La prise de compléments alimentaires à base de fer peut également s’avérer utile dans ce cas.

Alimentation pendant la phase lutéale : conseils pour une alimentation équilibrée

Au cours de cette phase, les besoins énergétiques peuvent augmenter en raison de la hausse du taux de progestérone. Pour y répondre, il est important d’augmenter légèrement ton apport calorique en conséquence. Pendant cette phase, tu dois continuer à privilégier les glucides à digestion lente et augmenter ton apport en protéines :

  • Augmentation de l’apport en protéines : les bonnes sources de protéines sont la viande maigre comme le poulet ou la dinde, le poisson, le fromage blanc, le quark maigre, les œufs, les légumineuses, etc. Comme tu te trouves dans un état métabolique plutôt catabolique pendant cette phase, cet apport supplémentaire en protéines devrait contrebalancer cette phase de dégradation.
  • Alimentsriches en magnésium tels que les noix, les graines, les graines de tournesol, les graines de courge, les produits à base de céréales complètes et les légumes verts à feuilles. Le magnésium peut contribuer à soulager les troubles prémenstruels, tels que les crampes et les sensations de tension, avant même le début des règles.
  • Vitamine B6 : volaille, poissons tels que le thon ou le saumon, pommes de terre et patates douces, bananes, légumineuses. La vitamine B6 est bénéfique car elle favorise la production de sérotonine, un neurotransmetteur qui régule l’humeur. La prise de vitamine B6 peut contribuer à réduire les sautes d’humeur, l’irritabilité ou l’anxiété.

Dans le cadre d’une alimentation adaptée au cycle menstruel, il convient en principe de privilégier, à chaque phase du cycle, les glucides complexes, les graisses saines et un apport suffisant en protéines. Un apport supplémentaire en vitamines ou en micronutriments tels que le fer, la vitamine B6 ou le magnésium peut aider à lutter contre des symptômes tels que la fatigue, le manque d’énergie ou une baisse des performances d’endurance

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Surentraînement et déséquilibres hormonaux

Tout type de programme d’entraînement peut entraîner des symptômes de surentraînement. En lien notamment avec le cycle menstruel, cela peut également entraîner des déséquilibres hormonaux.

Avant tout, tu dois toujours être à l’écoute des signaux de ton corps qui indiquent un surentraînement. Ceux-ci comprennent une fatigue persistante, une baisse inexpliquée des performances, des troubles du sommeil, une sensibilité accrue aux infections ou une accélération du rythme cardiaque.

La périodisation de ton entraînement peut t'aider à planifier de manière structurée tes phases d'entraînement et de récupération. En planifiant différents cycles d'entraînement comportant des phases d'intensité et de charge variables, tu peux améliorer tes performances de manière continue.

Tu améliores ainsi ta condition physique sans risquer le surentraînement. Il est indispensable de toujours accorder à ton corps des pauses de récupération suffisantes. Cela peut se faire entre deux séances d’entraînement, mais une semaine entière peut également être consacrée à la récupération.

Si, par exemple, tu t'entraînes selon un rythme de quatre semaines, au cours desquelles tu augmentes progressivement l'intensité et le volume de ton entraînement pendant les trois premières semaines, la quatrième semaine se prête parfaitement à la récupération. En fonction de ton cycle, tu pourrais donc également adapter ton entraînement à ta situation hormonale selon ce rythme de quatre semaines.

La phase précédant immédiatement les règles, jusqu’aux deux premiers jours suivant le début du cycle menstruel, serait ici idéale comme semaine de récupération. Ce type d’entraînement te permet de t’entraîner en harmonie avec ton cycle et non contre lui, afin d’éviter tout déséquilibre hormonal.

09 5 conseils pour un entraînement adapté au cycle menstruel réussi

01 Observe et suis ton cycle :

Prends plusieurs mois pour apprendre à connaître ton cycle. À l’aide de différentes applications de suivi de cycle ou de la méthode du calendrier, tu peux commencer à noter les différentes phases de ton cycle.

Commence par noter la durée de ton cycle, la durée et le début de tes règles, ainsi que ta ovulation. Tu peux déterminer ta date d'ovulation à l'aide de la méthode de la température basale, grâce à des tests d'ovulation disponibles en pharmacie, en observant ta glaire cervicale ou en estimant la date à partir de ton calendrier menstruel.

Applications de suivi du cycle

02 Tiens un journal d’entraînement :

Une fois que tu connais les phases de ton cycle, note également tes changements psychologiques et physiques, ainsi que leur influence sur ton entraînement. Après chaque séance, note comment tu te sens et quels autres facteurs externes, tels que le sommeil, la météo ou le stress, ont pu influencer ton entraînement. Cela t'aidera à identifier des schémas et des tendances liés à ton cycle et à tes performances.

Katrin tient un journal d'entraînement

03 Adapte le type et l’intensité de ton entraînement :

Tu disposes désormais des outils nécessaires pour t'entraîner en fonction de ton cycle. Essaie de varier la structure de ton entraînement en fonction de la phase dans laquelle tu te trouves. Essaie d'effectuer tes séances d'entraînement à haute intensité pendant la première moitié de ton cycle, et privilégie plutôt un entraînement d'endurance modéré et la récupération pendant la seconde moitié.

Coureuse de trail sous le soleil

04 Veille à avoir une alimentation saine :

Essaie de manger en harmonie avec ton cycle et d'adapter légèrement ton alimentation en fonction de chaque phase. Cela implique de consommer des glucides complexes, des graisses saines, des protéines, des vitamines et des minéraux, qui peuvent soutenir ton niveau d'énergie et favoriser ta récupération.

alimentation saine

05 Fais preuve de souplesse et réduis ton stress :

Tous les cycles ne se ressemblent pas et un entraînement adapté au cycle menstruel demande du temps et de la patience. Adapte régulièrement ton entraînement pour obtenir des résultats durables. Essaie de manière générale de réduire ton stress et de trouver un équilibre dans ta vie afin de soutenir ton cycle menstruel naturel. Ainsi, plus rien ne s'opposera à ton entraînement adapté au cycle menstruel !

Femme pendant une séance d'entraînement des fascias

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