
Fonction « snooze » et « sommeil » : pourquoi nous adorons la fonction « snooze » – et comment mieux se réveiller

Le réveil sonne. À moitié endormi, tu attrapes ton portable, tu appuies sur le bouton « snooze »… et tu t’accordes encore cinq minutes. Ou dix. Peut-être même trois cycles de « snooze » avant de te traîner enfin hors du lit. Ça te dit quelque chose ?
Grâce à ce petit supplément de somnolence, vous commencez peut-être la journée un peu plus tranquillement – mais pourquoi beaucoup se sentent-ils ensuite plus fatigués que réveillés ? La fonction « snooze » fait partie de la routine matinale de millions de personnes, mais les experts la considèrent de plus en plus d’un œil critique.
Que se cache-t-il donc réellement derrière le phénomène de la fonction « snooze »? Pourquoi est-il si difficile de se lever tout simplement – et comment réussir à mieux démarrer la journée ?

Qu'est-ce que la fonction « snooze » ?
Le terme « snooze » vient du verbe anglais« to snooze », qui signifie somnoler ou faire une petite sieste. C’est exactement ce qui se passe lorsque tu appuies sur le bouton « snooze » le matin : le réveil sonne, et d’un simple geste du doigt, tu t’accordes quelques minutes de répit avant que ce bruit agaçant ne retentisse à nouveau.
La fonction « snooze » est aujourd’hui préinstallée sur presque tous les réveils numériques ou smartphones. Mais les radio-réveils classiques et les appareils analogiques disposent eux aussi depuis des décennies d’un bouton « snooze », généralement bien accessible, situé juste au-dessus de l’appareil.
Une fois enfoncée, la sonnerie est mise en pause – pendant environ 5, 9 ou 10 minutes, selon le réglage.
L’idée derrière tout cela : tu es réveillé en douceur, car tu n’es pas obligé de te lever immédiatement. Dans la pratique, cependant, beaucoup utilisent cette fonction à plusieurs reprises – ils appuient donc plusieurs fois de suite sur « Snooze ». Si un seul « snooze » peut encore passer pour un geste anodin, le fait de répéter cette action à plusieurs reprises devient rapidement une habitude matinale – avec des conséquences potentiellement négatives sur ton rythme de sommeil et ton niveau d’énergie pendant la journée.
La fonction « snooze » : néfaste ou acceptable ?
Environ 50 à 60 % des personnes utilisent régulièrement la fonction « snooze ». De courts intervalles de « snooze » planifiés peuvent faciliter le réveil, car ils évitent le sommeil profond ; en revanche, utiliser plusieurs fois la fonction « snooze » peut accentuer la somnolence, en particulier en cas de manque de sommeil. Les réveils lumineux et un rythme de sommeil régulier aident à se lever en douceur.
La fonction « snooze » est très répandue et n’est pas automatiquement néfaste. Voici quelques éléments scientifiques à ce sujet :
- Dans un petit laboratoire du sommeil, il a été démontré qu’un réveil avec fonction « snooze » comportant quatre impulsions de réveil au cours des 20 dernières minutes avant l’heure de lever fragmente le sommeil et entraîne des temps de réaction plus lents – c’est-à-dire une somnolence plus importante – qu’un réveil unique.
- Une étude menée auprès de 450 adultes travaillant à temps plein a révélé que 57 % d’entre eux utilisaient régulièrement la fonction « snooze » ; ces personnes ne dormaient globalement pas moins longtemps et n’étaient pas plus fatiguées que celles qui ne l’utilisaient pas, mais présentaient un sommeil plus léger et une fréquence cardiaque légèrement plus élevée dans l’heure précédant le réveil, ce qui suggère que la fonction « snooze » pourrait faciliter le réveil.
- Deux études ont montré que l’utilisation de la fonction « snooze » est très répandue – en particulier chez les plus jeunes et les noctambules – et qu’une marge de 30 minutes avant de se lever ne coûte certes qu’environ 6 minutes de sommeil, mais empêche les réveils en phase de sommeil profond et préserve, voire améliore, les performances cognitives immédiates après le réveil, sans inconvénients évidents pour le cortisol, l’humeur ou la structure globale du sommeil.
Que se passe-t-il réellement dans votre corps lorsque vous vous laissez glisser à plusieurs reprises dans le monde du demi-sommeil ? C’est précisément ce que nous allons examiner dans la section suivante.
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Fonction « snooze » et cycles de sommeil : comment la fonction « snooze » influence le sommeil
Pendant que vous dormez, votre corps passe par plusieurs cycles de sommeil, qui durent chacun environ 80 à 110 minutes. Chaque cycle se compose de :
- Sommeil léger: le corps se repose.
- Sommeil profond: les cellules se régénèrent, le système immunitaire est renforcé.
- Sommeil paradoxal: le cerveau est actif, tu rêves et tu traites des informations.
Ces phases s’alternent plusieurs fois par nuit. C’est à la fin d’un cycle que tu as le plus de facilité à te réveiller.
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Que se passe-t-il lorsque tu appuies sur le bouton « snooze » ?
Lorsque tu entends le réveil le matin, tu te trouves idéalement à la fin d’un tel cycle – le réveil t’est alors relativement facile. Mais en appuyant sur le bouton « snooze », tu interromps ce rythme naturel. Au lieu de te lever, tu retombes dans une nouvelle phase de sommeil – généralement le sommeil léger. Et c’est précisément là que réside le problème : si cette nouvelle phase de sommeil est à nouveau interrompue au bout de quelques minutes par le signal de réveil suivant, il en résulte ce qu’on appelle une inertie du sommeil (ou « sleep inertia » ). L’inertie du sommeil est particulièrement intense lorsque tu es réveillé en plein sommeil profond. En appuyant sur le bouton « snooze », tu retombes généralement dans un sommeil léger, ce qui peut être inoffensif à court terme – mais les interruptions répétées de cette phase renforcent la sensation de fatigue.
Cette inertie se manifeste par :
- étourdissements
- Confusion
- et d’une impression de « Je ne suis pas encore vraiment réveillé »
Ce phénomène peut s’accentuer, notamment après plusieurs « snoozes » successifs : tu ne te sens pas plus reposé, mais au contraire épuisé.
L’horloge biologique se dérègle
À cela s’ajoute le rôle de ton horloge biologique. Aux premières heures du matin, ton corps se prépare au réveil grâce à une augmentation naturelle du cortisol , l’hormone du stress. Si tu interromps sans cesse ce moment en appuyant sur le bouton « snooze », tu risques de perturber ton biorythme naturel – et peut-être de gâcher ton début de journée.
Conséquence : tu traînes cette torpeur du sommeil dans ta vie quotidienne, ce qui peut avoir un impact négatif sur ta concentration, ton énergie et ton humeur.

Pourquoi est-il si difficile de renoncer à la fonction « snooze » du réveil ?
La psychologie du bouton « snooze » le montre : utiliser la fonction « snooze » n’est que rarement de la paresse, mais souvent un réflexe inconscient lié à une récompense immédiate, à des routines bien ancrées et au stress émotionnel. Nous avons examiné de plus près trois facteurs influents :
1. La petite récompense : l’effet « se retourner encore une fois »
Lorsque le réveil sonne le matin et que tu appuies sur le bouton « snooze », cela ressemble à une petite récompense : tu n’as pas encore besoin de te lever, tu peux te blottir encore un peu sous la couette et somnoler brièvement. Ce moment procure un sentiment temporaire de sécurité, de réconfort et de contrôle – exactement ce qui manque à beaucoup de gens au moment de se lever.
2. Le manque de sommeil, cause du « snooze »
Ceux qui se couchent trop tard le soir ou qui dorment mal ont naturellement plus de mal à se lever le matin. Le manque de sommeil augmente la pression sur le corps pour qu’il se repose – même par petites doses. Dans ces cas-là, l’utilisation du bouton « snooze » devient une « solution de secours » pour compenser le manque de sommeil ressenti.
Mais les quelques minutes qui suivent l’activation de la fonction « snooze » ne sont généralement pas suffisamment profondes pour apporter un véritable repos – et entraînent au contraire une somnolence et un démarrage plus difficile de la journée.
3. Les facteurs émotionnels jouent un rôle important
Les aspects émotionnels influencent également le recours à la fonction « snooze » :
- le stress ou le surmenage peuvent nous pousser à vouloir nous cacher le matin plutôt que de nous lever.
- Le manque de motivation (par exempleface à des rendez-vous que l’on n’apprécie pas) renforcel’envie de rester plus longtemps au lit.
- Une mauvaise qualité de sommeil (due par exemple au bruit, aux ruminationsou à l’alcool) empêchele corps de se sentirsuffisamment reposé le matin.
Appuyer sur le bouton « snooze » va souvent au-delà de la simple paresse : c’est le résultat d’un mélange entre le besoin de récompense, le manque de sommeil et l’état émotionnel. Souvent, c’est aussi simplement une question d’habitude.

Conseils pour éviter de appuyer sur le bouton « snooze »
Tu souhaites enfin te lever sans appuyer sans cesse sur le bouton « snooze »? Dans ce cas, ce n’est pas un changement radical du jour au lendemain qui t’aidera, mais une structure claire avec de petites étapes réalisables. Ce guide te montre comment sortir de la spirale du « snooze » et retrouver des habitudes de réveil saines.
- Étape 1 : placez votre réveil hors de portée : disposez votre réveil ou votre smartphone de manière à ce que vous deviez vous lever pour l'éteindre. Le mouvement stimule la circulation sanguine et met automatiquement fin à la fonction « snooze » automatique.
- Étape 2 : Adopte un rythme veille-sommeil régulier : va te coucher si possible à la même heure chaque jour, même le week-end. Un rythme de sommeil constant renforce ton horloge biologique et facilite le réveil, même sans réveil. Avoir des heures de coucher fixes est l’une des méthodes les plus efficaces pour bien démarrer la journée.
- Étape 3 : Utilise la lumière comme stimulant naturel : la lumière du jour signale à ton corps : « Réveille-toi ! » Ouvre directement les rideaux le matin ou utilise un réveil lumineux qui simule le lever du soleil. Se réveiller en douceur grâce à la lumière peut réduire la somnolence – cela est d’ailleurs scientifiquement prouvé.
- Étape 4 : mettez en place une mini-routine matinale pour les 5 premières minutes : déterminez ce que vous souhaitez faire dès votre réveil : par exemple,boire un verre d’eau, faire quelques étirements ou noter votre objectif du jour. Ces petits gestesréguliers structurent votre cerveau et vous empêchent d’avoir envie de vous recoucher.
- Étape 5 : Veillez à une bonne hygiène de sommeil le soir : préparez- vous spécifiquement pour la nuit :
- Pas de caféine en fin d’après-midi
- Réduis le temps passé devant les écrans au moins 30 minutes avant de te coucher
- Adoptez des rituels fixes comme la lecture, des exercices de relaxation ou une douche chaude
Une soirée reposante mène souvent à un réveil reposé – sans avoir besoin d’appuyer sur le bouton « snooze ».
- Étape 6 : Mettez-vous d’accord au sein du foyer : la routine matinale est souvent un sujet complexe,en particulier pour les parents ou les personnes ayant des horaires de travail irréguliers. Il est utile d’en discuter ouvertement avecson partenaire ou ses colocataires: qui se lève quand ? Qui s’occupe de quoi ? Cela permet de réduire le stress – et les raisons d’ utiliser la fonction « snooze ».
- Étape 7 : utilisez des applications de réveil spéciales avec des défis : des applications comme « Alarmy » ou « Sleep If U Can » rendent l’utilisation de la fonction « snooze » presque impossible :
- l’alarme ne peut être désactivée que si, par exemple, tu prends une photo de la salle de bains ou que tu résousun problème de maths.
- Tu te forces ainsi à te lever de manière ludique – et tu déjoues ta paresse.
- Étape 8 : lance-toi le défi « zéro deuxième réveil » : n’autorise qu ’une seule tentative de réveil par matin. Suis tes progrès – par exempleavec un petit défi sur un calendrier : coche la case quand çaa marché. Tu renforcesainsi ta confiance en toi et tu brises petit à petit ton ancienne habitude d’appuyer sur le bouton « snooze ».
Essaie-le
Grâce à des routines claires, à la lumière, à une bonne préparation et à une motivation consciente, tu peux vaincre le « snooze » à long terme. Note toutefois que ce petit guide ne remplace pas un avis médical en cas de troubles du sommeil graves.
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La fonction « snooze » : avantages et inconvénients
On considère souvent que le fait d'appuyer plusieurs fois sur le bouton « snooze » est une mauvaise habitude, mais ce n'est pas aussi simple que cela. Dans certains cas, une petite sieste peut même aider à réduire le stress. Il est important de faire la différence entre un petit somme occasionnel et un « marathon du réveil » chronique.
Voici un aperçu structuré des principaux avantages et inconvénients :
Avantages de la fonction « snooze » – quand elle peut être acceptable :
Inconvénients de la fonction « snooze » – quand cela peut plutôt vous nuire :

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Conclusion : mieux vaut se lever plutôt que d'appuyer sans cesse sur le bouton « snooze »
Vous appuyez sur le bouton « snooze » tous les matins et vous vous sentez encore plus fatigué après ? Ce n’est pas une fatalité. La conclusion la plus importante : une seule sonnerie, puis se lever – cela vous donne une véritable longueur d’avance pour la journée. En abandonnant progressivement le bouton « snooze », vous gagnez non seulement du temps, mais aussi de la clarté, de l’énergie et de l’organisation.
Même de petits changements – comme placer le réveil à l’autre bout de la chambre, adopter une mini-routine matinale ou respecter des horaires de sommeil fixes – peuvent faire toute la différence. Si tu mets en pratique les conseils de cet article, tu te rendras compte que se réveiller peut être un vrai plaisir.
Commence par une étape qui te semble facile – et organise ta matinée de telle sorte que tu n’aies plus envie de la passer à dormir.

FAQ : fonction « snooze », répétition de l'alarme et réveil – les questions les plus fréquentes
FAQ : fonction « snooze », « répétition » et réveil – les questions les plus fréquentes
Après la première sonnerie, la fonction « snooze » s'active pour vous permettre de dormir encore quelques minutes.
Utiliser plusieurs fois la fonction « snooze » peut perturber ton rythme de sommeil et entraîner une sensation de somnolence au réveil.
Parce que le corps entre sans cesse dans de nouveaux cycles de sommeil, mais incomplets, ce qui accentue la fatigue matinale.
Oui : placez votre réveil hors de portée, respectez des horaires de coucher fixes et mettez en place une routine matinale motivante.
Par exemple, les réveils lumineux, se lever directement, les applications proposant des défis pour se lever ou des rituels matinaux soigneusement conçus.
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Sources :
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