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Rupture du ligament croisé : causes, symptômes et options thérapeutiques

publié par Christopher Schröck dans Sport sur 14.08.2025 - mis à jour à 23.06.2026
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Christopher Schröck

Un faux mouvement, immédiatement suivi d’un craquement ou d’un claquement sinistre, trahit généralement déjà la gravité de la blessure : la rupture du ligament croisé fait partie des blessures du genou les plus courantes et les plus graves, pouvant toucher aussi bien les sportifs que les non-sportifs. La guérison d’une rupture du ligament croisé est un processus de longue haleine, pouvant durer de plusieurs mois à un an. Cependant, une intervention chirurgicale n’est pas toujours nécessaire pour retrouver toutes ses capacités physiques. Dans notre article, nous vous informons sur les causes, les symptômes et le diagnostic d’une rupture du ligament croisé et nous vous présentons les différentes options de traitement – des approches conservatrices aux interventions chirurgicales, en passant par la rééducation qui s’ensuit.

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Quel est le rôle du ligament croisé ?

En tant que plus grande articulation du corps humain, l’articulation du genou présente un réseau complexe de ligaments. Les quatre plus importants sont le ligament croisé antérieur et le ligament croisé postérieur, ainsi que les ligaments collatéraux médial et latéral (c’est-à-dire le ligament interne et le ligament externe). Ces quatre ligaments – les deux ligaments croisés et les ligaments collatéraux latéral et médial – agissent de concert pour stabiliser l’articulation du genou dans toutes les directions. Ils permettent au genou de supporter des charges, de contrôler les rotations et d’effectuer des mouvements dans différentes directions en toute sécurité.

Les lésions touchant un ou plusieurs de ces ligaments peuvent considérablement compromettre la stabilité et le fonctionnement du genou et nécessitent souvent un traitement spécifique et de longue durée afin de rétablir la stabilité initiale du genou.

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Causes d'une rupture du ligament croisé

Une rupture du ligament croisé survient généralement de manière aiguë et est souvent provoquée par des blessures sportives telles que des mouvements brusques, des chocs ou un déséquilibre au niveau de l'articulation du genou, ce que l'on appelle des traumatismes par torsion ou par fléchion. Le genou comporte deux ligaments croisés principaux : le ligament croisé antérieur (LCA) et le ligament croisé postérieur (LCP). Le ligament croisé antérieur est le plus important et celui qui est le plus sollicité au niveau de l’articulation du genou. Il relie le fémur au tibia et empêche ce dernier de glisser vers l’avant.

Dans environ 90 % des cas, une rupture du ligament croisé concerne le ligament croisé antérieur, car il est plus fragile que le ligament croisé postérieur.

En revanche, une rupture du ligament croisé postérieur est le plus souvent due à des forces externes exercées sur la tête du tibia, par exemple à la suite d’un accident.
Cette blessure entraîne l’apparition du « syndrome du tiroir » si caractéristique. Cela signifie que, par rapport à la cuisse, la jambe peut être tirée vers l’avant.

Les sports qui exigent des changements de direction rapides, des sauts et des freinages brusques présentent notamment un risque accru de rupture du ligament croisé. On peut citer par exemple les sports de balle tels que le football, le basket-ball, le volley-ball, le handball et le tennis, mais aussi le ski. Dans ces sports, les genoux sont soumis à de fortes sollicitations dues à des rotations rapides et des mouvements brusques. Des blessures associées, telles qu’une lésion du ménisque ou des lésions des ligaments latéraux ou du cartilage, ne peuvent pas non plus être exclues.

Exercices pour ton genou

Rupture du ligament croisé consécutive à d'autres blessures au genou

Une rupture du ligament croisé peut également survenir simplement comme conséquence d'une autre blessure. Une instabilité ou une lésion dans une partie du genou, par exemple, peut influencer le mouvement du genou et exercer des contraintes supplémentaires sur d'autres structures du genou. Ainsi, une luxation de la rotule pourrait entraîner une sollicitation anormale du ligament croisé et augmenter le risque de rupture de celui-ci. Lors d’une luxation de la rotule, celle-ci (la patella) sort de sa position normale dans l’articulation du genou.

Un traumatisme direct à l’origine d’une rupture du ligament croisé

Un autre scénario fréquent à l’origine d’une rupture du ligament croisé est un traumatisme direct, par exemple lors d’un accident de la route ou d’une chute d’une grande hauteur. Un coup violent sur le genou, en particulier lorsque la jambe est légèrement fléchie ou tendue, peut également provoquer un étirement excessif du ligament croisé et entraîner sa rupture.

Facteurs de risque anatomiques et physiologiques

Certaines personnes sont par ailleurs, pour des raisons anatomiques, plus exposées aux ruptures du ligament croisé.

Des facteurs tels qu’une musculature faible ou insuffisamment entraînée au niveau des cuisses ou une instabilité du genou peuvent augmenter ce risque.

En raison de différences biomécaniques et hormonales, les femmes présentent statistiquement un risque plus élevé de rupture du ligament croisé que les hommes.

Antécédents et instabilités préexistantes du genou

Des blessures antérieures ou des instabilités chroniques du genou peuvent également augmenter le risque de rupture du ligament croisé. Les personnes ayant déjà subi une opération du genou sont plus vulnérables, car les tissus peuvent être affaiblis et la stabilité de l’articulation du genou est de toute façon déjà compromise.

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Symptômes et diagnostic

Une rupture du ligament croisé se manifeste généralement par des symptômes soudains et violents. Dans les cas aigus, un diagnostic et une prise en charge rapides et appropriés sont essentiels pour déterminer la gravité de la blessure et mettre en place le meilleur traitement possible. Comme il est pratiquement impossible pour un profane de distinguer, sur la base de la douleur, une rupture du ligament croisé d’une rupture ligamentaire, d’un étirement ligamentaire, d’une entorse ou d’une élongation, il convient toujours de consulter un spécialiste après l’accident. Dans ce cas, le spécialiste à consulter est l’orthopédiste, qui vérifiera tout d’abord si :

  • un bruit audible, tel qu’un « claquement », un fort grincement ou un craquement, s’est fait entendre au niveau du genou au moment de la blessure

  • il était encore possible de marcher après la blessure et si des limitations de mouvement sont apparues par la suite

  • quels mouvements provoquent des douleurs au niveau du genou et quelle est leur intensité

  • comment exactement et lors de quel mouvement ou sport la blessure s’est produite

  • il y a déjà eu par le passé des blessures ou des douleurs au niveau du genou ou de l’articulation du genou, et quelle en était la cause.

Symptômes aigus

Parmi les symptômes aigus d’une rupture du ligament croisé, on note un « claquement » audible au niveau du genou, suivi d’une douleur intense.

Les personnes concernées font souvent état par la suite d’une sensation d’instabilité, comme si le genou allait se dérober.

En l’espace de quelques heures, un gonflement apparaît, provoqué par des hématomes dans l’articulation.

Limitations fonctionnelles

Après une rupture du ligament croisé, la mobilité du genou est fortement réduite. Les personnes concernées ont beaucoup de mal à plier ou à tendre complètement le genou et ressentent des douleurs lorsqu’elles appuient sur la jambe. L’instabilité de l’articulation peut également rendre la marche ou la station debout difficiles.

Méthodes de diagnostic

Un diagnostic précis est établi à l’aide d’un examen clinique et de techniques d’imagerie. L’orthopédiste évalue la stabilité du genou à l’aide de tests spécifiques tels que le test de Lachman ou le test du tiroir.


Des techniques d’imagerie, telles que l’ imagerie par résonance magnétique (IRM), peuvent ensuite être utilisées pour déterminer la localisation exacte et l’étendue de la rupture, ainsi que pour exclure d’autres lésions structurelles, comme des lésions du ménisque. Une tomodensitométrie (TDM) est plutôt rarement réalisée. Elle peut toutefois également montrer si un ligament croisé est complètement ou partiellement rompu. Quant à la radiographie, elle ne permet certes pas de visualiser la rupture du ligament croisé, mais elle peut révéler la présence de lésions osseuses supplémentaires au niveau du genou ou indiquer qu’il y a eu une rupture ligamentaire.

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Traitement conservateur

Commençons par le plus important : une rupture du ligament croisé antérieur ne guérit jamais d’elle-même. Les personnes concernées doivent donc impérativement choisir entre une intervention chirurgicale et un traitement conservateur. Lors de cette décision, elles doivent tenir compte du fait qu’une rupture du ligament croisé peut augmenter le risque de développer ultérieurement une gonarthrose (arthrose du genou) au niveau du genou concerné.

Un traitement précoce et une rééducation adaptée sont donc essentiels pour limiter au maximum les séquelles à long terme.

Quand une opération du ligament croisé n’est pas absolument nécessaire

Dans certains cas, une rupture du ligament croisé peut être traitée de manière conservatrice, c’est-à-dire sans intervention chirurgicale. La question de savoir si cette forme de traitement est suffisante relève d’une évaluation au cas par cas et dépend également des besoins individuels de la personne concernée. Il s’agit notamment de l’âge, du type et de la localisation de la rupture du ligament croisé, ainsi que des exigences sportives et professionnelles de la vie quotidienne. Si seul le ligament croisé est rompu ou si les lésions associées au ménisque, au ligament interne ou à d’autres structures cartilagineuses sont mineures, une intervention chirurgicale n’est pas impérative.

Il en va autrement pour les personnes qui pratiquent un sport (de manière intensive), qui exercent un métier physique ou pour les enfants.

Dans ces cas, une rupture du ligament croisé est généralement traitée par voie chirurgicale.

L’intervention chirurgicale est réalisée à l’aide de différentes méthodes mini-invasives, parmi lesquelles figure l’arthroscopie.

Utilisation d'analgésiques

Au cours de la phase aiguë de la blessure, des analgésiques et des anti-inflammatoires peuvent être utilisés pour soulager la douleur et réduire le gonflement. Dans certains cas, des injections de corticostéroïdes ou d’acide hyaluronique peuvent également aider à contrôler les symptômes.

Blessures et prévention

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Thérapie physique et médicale par l'entraînement

Dans le cadre d'un traitement conservateur, les patients commencent généralement la rééducation dès le début. La kinésithérapie et la thérapie par l'entraînement constituent un élément central du traitement conservateur. En effet, pour qu'un genou devienne stable même sans ligament croisé antérieur complet, la musculature doit être bien entraînée. Des exercices ciblés permettent de renforcer la musculature autour de l'articulation du genou et d'améliorer la stabilité de celle-ci. L'entraînement se concentre sur des exercices visant à renforcer le quadriceps et les muscles ischio-jambiers, ainsi qu'à stabiliser le tronc.

Durée de la phase de rééducation

La phase de rééducation suite à une rupture du ligament croisé dure en moyenne entre trois et six mois. Il faut parfois tout ce temps pour que la sensibilité du genou revienne et que les personnes concernées puissent le bouger aussi naturellement qu’avant la rupture. La raison : le ligament croisé antérieur contient des cellules sensorielles spécifiques, appelées récepteurs. Celles-ci informent le cerveau des forces mécaniques qui s’exercent sur le genou. Grâce à un entraînement ciblé et progressif ainsi qu’à des exercices, ces capacités de coordination peuvent également être rétablies et améliorées.

Conseil : après un traitement conservateur, le genou se rétablit nettement plus rapidement qu’après une opération et les personnes concernées peuvent commencer plus tôt à renforcer leur musculation dans le cadre de la rééducation.

Utilisation d’une orthèse

Pour soutenir l’articulation du genou et éviter toute nouvelle instabilité, les personnes concernées peuvent utiliser des orthèses de genou ou des bandages spéciaux qui stabilisent le genou, en particulier lors des activités quotidiennes, et aident à éviter les mouvements involontaires susceptibles de nuire au processus de guérison.

Important : une approche conservatrice nécessite un suivi minutieux et continu par le médecin traitant. Des examens réguliers et une collaboration étroite avec le kinésithérapeute et le préparateur physique sont essentiels pour suivre le processus de guérison et s'assurer qu'aucune autre complication ne survienne.

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Interventions chirurgicales en cas de rupture du ligament croisé

Si un traitement conservateur ne suffit pas, une intervention chirurgicale est nécessaire pour rétablir la stabilité de l'articulation du genou.

En Allemagne, environ 40 000 opérations du ligament croisé antérieur sont pratiquées chaque année.

L'intervention vise à reconstruire ou à remplacer le ligament croisé rompu. Parmi les méthodes chirurgicales les plus courantes, on trouve :

La reconstruction arthroscopique

L'intervention la plus couramment pratiquée en cas de rupture du ligament croisé est la reconstruction arthroscopique. Cette méthode mini-invasive consiste à introduire un petit système de caméra (arthroscope) dans l’articulation du genou afin d’évaluer l’état des structures articulaires. Le ligament croisé rompu est ensuite remplacé par un tendon prélevé sur la cuisse du patient (par exemple, le tendon rotulien ou un tendon ischio-jambier) ou provenant d’un donneur dans le cadre d’une greffe tendineuse. Au cours des semaines et des mois suivants, l’organisme transforme le tendon implanté en un ligament. Il existe deux options principales pour le choix du tendon utilisé dans la reconstruction : les allogreffes (tendons de donneurs) et les autogreffes (tendons du patient lui-même). Chaque méthode présente des avantages et des inconvénients. Les autogreffes présentent un risque de rejet moindre et permettent une meilleure cicatrisation, tandis que les allogreffes provoquent moins de douleurs postopératoires et évitent le prélèvement d’un tendon sur le corps du patient. Si un patient a déjà subi plusieurs ruptures du ligament croisé, il ne dispose plus de tendons propres au corps pour la reconstruction ; dans ce cas, il faut donc toujours recourir à une allogreffe afin de garantir la stabilité du genou.


Suivi et mobilisation

Après l’opération, le genou est généralement immobilisé pendant un certain temps à l’aide d’une attelle spéciale afin de favoriser la cicatrisation. Les patients commencent la kinésithérapie peu après l’intervention afin de retrouver leur mobilité et de renforcer leur musculature. La sollicitation du genou est augmentée progressivement, en tenant compte du rythme de cicatrisation de chacun.

Risques et complications

Comme pour toute intervention chirurgicale, la reconstruction des ligaments croisés comporte des risques. Parmi ceux-ci figurent les infections, les thromboses, une cicatrisation insuffisante du tendon ou la formation de tissu cicatriciel pouvant limiter la mobilité du genou. Un suivi postopératoire minutieux est essentiel pour minimiser les complications.

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Préparation à l'opération

Une préparation minutieuse est indispensable pour les patients qui optent pour un traitement chirurgical. Une bonne préparation à l’opération peut influencer de manière significative son succès et accélérer le processus de guérison.

Avant l'opération, le médecin procède à un examen complet afin d'évaluer l'état de santé général du patient. Cet examen comprend des analyses de sang, un électrocardiogramme (ECG) et, si nécessaire, une IRM préopératoire afin d'évaluer la gravité exacte de la lésion. De plus, le patient est informé des risques et du déroulement de l'opération.

Physiothérapie préopératoire

En principe, une kinésithérapie préopératoire peut être recommandée afin de préparer au mieux le genou à l’opération. Des exercices ciblés permettent d’améliorer la mobilité du genou et de renforcer la musculature environnante, ce qui peut favoriser le processus de guérison après l’opération.

Une partie importante de la préparation consiste à avoir des attentes réalistes concernant l’opération et le processus de convalescence.

Le médecin traitant discutera avec le patient des résultats attendus, des éventuelles limitations et du déroulement possible de la période postopératoire.

Avant l’opération, les patients doivent également planifier la prise en charge postopératoire. Cela comprend l’organisation de séances de kinésithérapie, l’acquisition d’aides techniques telles que des béquilles ou des attelles orthopédiques, ainsi que la mise en place d’un plan de soins à domicile.

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Rééducation postopératoire et kinésithérapie

La rééducation postopératoire est un facteur déterminant pour une guérison réussie après une opération des ligaments croisés. Un programme de rééducation bien structuré aide le patient à retrouver la pleine fonctionnalité de son genou et à éviter de futures blessures. La plupart des patients qui subissent une reconstruction des ligaments croisés obtiennent des résultats bons à très bons et retrouvent leur niveau d'activité antérieur. La guérison complète peut toutefois prendre jusqu'à un an, et la patience du patient est déterminante pour la réussite.

Phase précoce de la rééducation

Au cours des premières semaines suivant l’opération, l’accent est mis sur la réduction de la douleur, la lutte contre le gonflement et l’inflammation (notamment à l’aide de médicaments anti-inflammatoires), le contrôle de la musculature de la cuisse et le rétablissement de la mobilité. Les exercices de mobilisation passive, la cryothérapie (traitement par le froid) et l’application de techniques de drainage lymphatique constituent des mesures typiques de cette phase. Environ une à deux semaines après l’opération, le patient devrait être capable d’étendre à nouveau complètement la jambe.

Renforcement musculaire et entraînement à la stabilité

Une fois la phase de cicatrisation terminée, le programme de rééducation s’intensifie progressivement. L’accent est désormais mis sur le renforcement musculaire, en particulier celui des muscles de la cuisse et des fessiers, qui sont essentiels à la stabilité du genou. Les exercices favorisant l’équilibre et la coordination constituent également un élément essentiel.

Tu trouveras sur notre site web des exercices efficaces pour stabiliser le genou. Idéalement, utilise pour cela le LOOP BAND, le BLOCK ou le GYMBALL de BLACKROLL comme support. Ces exercices te permettent de renforcer la musculature environnante et de réduire le risque de blessures.

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Retour à la fonctionnalité et au sport

Des batteries de tests, telles que « Return to Function » et « Return to Sport », peuvent aider à déterminer dans quelle mesure le genou peut à nouveau être sollicité. De manière générale, les blessures antérieures, la constitution physique et l’âge jouent un rôle important dans le processus de guérison. Les tests de force et de stabilité peuvent fournir des informations personnalisées sur le déroulement de la rééducation afin d’orienter la suite du processus.

Suivi à long terme

Même après la fin de la phase active de rééducation, il est important de pratiquer régulièrement des exercices visant à renforcer et à stabiliser le genou. Le kinésithérapeute ou le préparateur physique traitant donnera au patient des recommandations à long terme afin de minimiser le risque de nouvelles blessures.

Pronostic à long terme et complications possibles

Le pronostic à long terme après une rupture du ligament croisé dépend de divers facteurs, notamment de la gravité de la blessure, du succès du traitement et du respect du programme de rééducation.

Risques et complications possibles

Parmi les complications possibles après une opération du ligament croisé, on peut citer les instabilités chroniques, qui pourraient nécessiter une nouvelle intervention chirurgicale, ainsi que l'arthrofibrose, qui se caractérise par une cicatrisation excessive limitant la mobilité du genou. Dans certains cas, une arthrose post-traumatique peut également se développer, en particulier si d'autres structures du genou ont également été endommagées lors de l'accident.

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Soins à long terme

Même après une rééducation réussie, il est important que les personnes concernées continuent à prendre soin de leur genou traité. Des exercices réguliers pour renforcer la musculature, éviter les sollicitations excessives et respecter des mouvements ergonomiques au quotidien sont essentiels pour préserver la santé du genou à long terme.

Tests fonctionnels

Avant de reprendre pleinement le sport, le genou doit être soumis à différents tests fonctionnels afin d’évaluer sa résistance. Il peut s’agir de tests de force, de saut, d’analyses de la course et de tests visant à évaluer le contrôle neuromusculaire. Ces tests permettent d’évaluer le risque de nouvelle blessure.

Préparationmentale

Outre la récupération physique, la préparation mentale joue également un rôle important. De nombreux patients craignent de se blesser à nouveau, ce qui peut nuire à leurs performances et à leur confiance en leur genou. Une collaboration étroite avec un kinésithérapeute et un préparateur physique, ainsi qu’avec un psychologue du sport si nécessaire, peut aider à surmonter ces craintes et à retrouver pleinement confiance en son genou.

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Prévention des lésions des ligaments croisés

La prévention des lésions des ligaments croisés revêt une importance particulière pour les sportifs, car ces blessures peuvent souvent avoir des conséquences graves et durables sur leur carrière sportive.

Échauffement et étirements

Un programme d'échauffement complet est essentiel pour réduire le risque de blessure. Il comprend des étirements dynamiques qui améliorent la souplesse et préparent les muscles aux efforts à venir. Les exercices qui activent et stabilisent les muscles des jambes et du tronc sont particulièrement importants.

Entraînement de force et de stabilisation

Un entraînement régulier de renforcement musculaire, en particulier des muscles des cuisses et des fessiers, peut améliorer la stabilité de l’articulation du genou et réduire le risque de blessures. De plus, les personnes concernées devraient pratiquer des exercices de stabilité du tronc et de coordination afin d’obtenir un meilleur contrôle de leurs mouvements.

Entraînement technique

Dans les sports présentant un risque élevé de lésions des ligaments croisés, il est important d’apprendre la bonne technique et de s’entraîner régulièrement. Cela concerne surtout les sauts, les réceptions et les changements de direction rapides. Une technique correcte peut réduire la sollicitation de l’articulation du genou et prévenir les blessures.

Contrôles réguliers

Les sportifs devraient se faire examiner régulièrement par un kinésithérapeute ou un préparateur physique afin de détecter à un stade précoce d'éventuels déséquilibres musculaires ou d'autres facteurs de risque, et d'y remédier de manière ciblée.

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Mobilité, échauffement et renforcement musculaire

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Mesures d'accompagnement et aides techniques

Outre les méthodes de traitement traditionnelles et les mesures préventives, il existe une multitude de mesures de soutien et d'aides qui peuvent contribuer à la guérison et à la prévention des lésions des ligaments croisés. Parmi celles-ci, on peut citer :

  • Orthèses et bandages

    Des orthèses de genou spécialement conçues peuvent être portées pendant la phase de guérison et lors de la pratique sportive afin de stabiliser le genou et de le protéger contre de nouvelles blessures. Ces aides sont particulièrement utiles au début de la phase postopératoire et lors de la reprise du sport.

  • Le taping

    Le taping kinésiologique peut aider à favoriser la mobilité de l’articulation du genou tout en lui apportant de la stabilité. Il peut également être utilisé pour soulager les muscles et favoriser la circulation sanguine, ce qui contribue au processus de guérison.


  • Alimentation et compléments alimentaires

    Une alimentation équilibrée et variée, riche en vitamines, minéraux et protéines, favorise la guérison et le bien-être général.

  • Thérapies complémentaires

    Les thérapies complémentaires telles que l'acupuncture, la massothérapie ou l'ostéopathie peuvent également contribuer à soulager la douleur et à améliorer le bien-être général. Ces méthodes doivent toutefois toujours être considérées comme un complément au traitement conventionnel et être mises en œuvre en concertation avec le médecin traitant.

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FAQ

Informations utiles

Une rupture du ligament croisé est une blessure au cours de laquelle l'un des deux ligaments principaux assurant la stabilité du genou se rompt. Le ligament croisé antérieur (LCA) est le plus souvent touché. Ce type de blessure entraîne de vives douleurs dans la zone touchée et une instabilité du genou.

Les ruptures du ligament croisé surviennent souvent lors de la pratique de sports impliquant de nombreux changements de direction et des arrêts brusques, comme le football, le tennis et le basket-ball, mais aussi lors de la pratique du ski. Un choc direct sur le genou ou une rotation forcée de la cuisse par rapport à la jambe peut entraîner une rupture. On entend souvent un « claquement » au moment de l’accident, suivi d’un gonflement immédiat et de douleurs.

Parmi les symptômes d’une rupture du ligament croisé, on compte un bruit sec au moment de la blessure, une douleur aiguë, un gonflement important, une sensation d’instabilité au niveau du genou et une mobilité réduite. Les personnes concernées ont souvent l’impression que le genou « glisse », en particulier lors de mouvements de rotation ou lorsqu’elles tentent de s’arrêter brusquement.

Le diagnostic repose sur un examen clinique approfondi du genou, au cours duquel l’orthopédiste vérifie la stabilité de l’articulation. Des techniques d’imagerie telles que l’imagerie par résonance magnétique (IRM) sont également utilisées pour déterminer et confirmer l’étendue exacte de la lésion ainsi que d’éventuelles lésions associées.

Le traitement dépend de la gravité de la blessure, de l'âge et du niveau d'activité du patient. Il va des méthodes conservatrices, telles que la kinésithérapie et la rééducation, aux interventions chirurgicales consistant à remplacer le ligament rompu par un greffon. Chez les enfants et les personnes très actives sur le plan sportif, une rupture du ligament croisé est généralement traitée par chirurgie.

La durée de la guérison peut varier. En cas de traitement conservateur et selon la gravité de la blessure, la convalescence peut durer plusieurs mois. Après une opération, la rééducation dure généralement entre six et douze mois, jusqu’à ce que le genou ait retrouvé toutes ses fonctions et que la personne concernée puisse reprendre ses activités sportives.

Les complications possibles comprennent une instabilité chronique du genou, un risque accru de lésions du ménisque et l'apparition précoce d'arthrose du genou. Une rééducation inadaptée ou trop courte peut retarder ou compromettre le retour à une activité normale.

La kinésithérapie est un élément essentiel du traitement et de la rééducation. Elle aide à renforcer les muscles autour du genou, à améliorer la mobilité et à rétablir la stabilité de l'articulation. Un kinésithérapeute élaborera un programme thérapeutique personnalisé pour répondre au mieux aux besoins de chaque patient.

Les mesures de prévention comprennent un entraînement ciblé visant à améliorer l'équilibre, la force et la souplesse, des exercices d'échauffement et d'étirement, ainsi que l'apprentissage de techniques permettant d'éviter les blessures et le port d'équipements de protection adaptés lors de la pratique sportive.

Le moment où les personnes concernées peuvent reprendre le sport dépend du type de blessure, de la méthode de traitement et du déroulement individuel de la rééducation du patient. Les médecins recommandent généralement de ne pas reprendre le sport avant six mois après une opération et seulement après une évaluation approfondie de la fonction et de la stabilité du genou.

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Conclusion

Une rupture du ligament croisé nécessite généralement un traitement et une rééducation complets, pris en charge par des orthopédistes et des kinésithérapeutes. De nombreux facteurs entrent en jeu, depuis le diagnostic correct jusqu’au choix de la méthode de traitement, en passant par la prévention de futures blessures. Cependant, la chirurgie n’est pas nécessairement le traitement de choix pour une rupture du ligament croisé, à condition qu’un traitement conservateur soit mis en place. C'est toutefois généralement une intervention chirurgicale qui est recommandée, en particulier chez les enfants, les personnes très actives et les sportifs de haut niveau. Grâce à une thérapie ciblée et à une préparation minutieuse, la plupart des patients peuvent reprendre leur activité sportive et retrouver leur niveau de performance habituel. Néanmoins, après une rupture du ligament croisé, les personnes concernées doivent prendre des mesures préventives et entretenir régulièrement leur articulation du genou afin d'éviter de nouvelles blessures.

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