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Quand votre enfant ne veut pas dormir : comprendre les causes et retrouver des nuits paisibles

publié par Leona Rudolph dans Sommeil sur 16.12.2025 - mis à jour à 23.06.2026
Leona Rudolph Schlafexpertin & Gesundheitspsychologin
Leona Rudolph

Votre enfant a souvent du mal à s'endormir ? Vous n'êtes pas le seul dans ce cas. Les troubles du sommeil chez les enfants sont très courants et peuvent avoir différentes causes. Dans ce guide, vous découvrirez pourquoi les enfants de différents âges ont des difficultés à s'endormir. Vous y trouverez également des conseils éprouvés pour aider votre enfant à s'endormir, qui vous permettront, à vous et à votre famille, de passer des nuits plus reposantes.

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Pourquoi mon enfant n'arrive-t-il pas à s'endormir le soir ? Les raisons les plus courantes

Lorsque les enfants ne veulent pas ou ne peuvent pas dormir, il y a généralement une raison plus profonde, qui dépend de leur âge, de leur tempérament et de leur stade de développement. Il est tout d’abord important de faire la distinction entre « ne pas vouloir » et « ne pas pouvoir » : certains enfants refusent de dormir parce qu’ils ne veulent rien manquer et ne comprennent pas leur besoin de sommeil. D’autres, en revanche, n’arrivent tout simplement pas à s’endormir malgré leur fatigue – pour des raisons très diverses. Voyons plus en détail pourquoi il en est ainsi et comment les parents peuvent aider.

Causes fréquentes des difficultés d’endormissement chez les tout-petits et les enfants plus âgés :

  • Habitudes de sommeil défavorables: si ton enfant s’est habitué à ne s’endormir qu’au contact physique d’un de ses parents, il peut avoir du mal à s’endormir tout seul.
  • Anxiété de séparation: la peur d’être séparé de ses parents est une raison fréquente, surtout chez les tout-petits, pour laquelle ils n’arrivent pas à s’endormir. Pour eux, l’heure du coucher est synonyme de séparation, ce qui les empêche de trouver le sommeil.
  • Étapes du développement: les étapes importantes et passionnantes telles que le fait de ramper, d’apprendre à marcher ou le premier jour à la maternelle peuvent également amener les tout-petits à ne pas vouloir dormir ou à se réveiller plus souvent la nuit. Leur cerveau est alors occupé à assimiler ces nouvelles impressions.
  • Phase magique et peurs: entre trois et six ans, de nombreux enfants développent une imagination débordante. Souvent, la peur des monstres, des sorcières ou de l’obscurité joue un rôle à ce stade. Par conséquent, ton enfant peut avoir du mal à s’endormir le soir parce qu’il a trop peur. Il en va de même pour les cauchemars à cet âge. La peur des cauchemars empêche également les enfants de s’endormir.
  • Surstimulation: une journée riche en émotions sans moments de repos peut empêcher ton enfant de se calmer le soir.
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Votre enfant ne veut pas dormir – les raisons varient selon son âge

Les causes des difficultés d'endormissement chez les enfants sont souvent liées à leur développement à chaque âge. Chaque enfant est certes différent, mais certains indices peuvent tout de même t'aider à comprendre ce qu'il ressent.

Quand un enfant de deux ans ne veut pas dormir

Le fait qu’un enfant de deux ans ne veuille pas dormir est fréquent et s’explique par son développement. À cet âge, de nombreux enfants traversent ce qu’on appelle une « régression du sommeil ». Les enfants de deux ans refusent souvent de dormir parce qu’ils font justement de grands bonds en avant dans leur développement : l’acquisition du langage, le développement de l’autonomie et de nouvelles capacités motrices sollicitent fortement leur cerveau.

La plupart du temps, les enfants de cet âge ont encore besoin d’une sieste. Si celle-ci fait défaut, ils sont surmenés le soir et, paradoxalement, ont plus de mal à s’endormir. Dans le langage courant, on dit alors qu’ils sont « surexcités ».

Quand un enfant de trois ans ne veut pas dormir

Lorsqu’un enfant a trois ans et ne veut pas dormir, ce sont souvent les difficultés liées au moment du coucher qui prennent le dessus. À cet âge commence la phase magique où l’imaginaire et la réalité s’entremêlent : les monstres sous le lit ou les fantômes dans l’armoire deviennent soudain réels.

Parallèlement, à trois ans, les enfants testent leurs limites et tentent de contrôler certains aspects de leur environnement. Dans cette phase naissante d’autonomie ou de rébellion, ils peuvent vouloir décider eux-mêmes de l’heure à laquelle ils vont se coucher.

Quand un enfant de quatre ou cinq ans ne veut pas dormir

La phase d’autonomie se poursuit également chez les enfants de quatre et cinq ans. Lorsqu’un enfant de quatre ou cinq ans ne veut pas dormir, il est toutefois déjà tout à fait capable d’exprimer ses besoins avec des mots. Cela t’aide à identifier les raisons pour lesquelles ton enfant ne veut pas ou ne peut pas dormir – par exemple s’il a peur, s’il repense encore à la journée écoulée ou s’il teste simplement jusqu’à quelle heure il a le droit de rester debout.

À ce stade, il est utile de trouver ensemble des compromis entre les envies de ton enfant et ses besoins en matière de santé.

Lorsqu’un enfant de six ou sept ans ne veut pas dormir

Chez les enfants de six ou sept ans qui ne veulent pas dormir, les raisons peuvent aussi être extérieures à la famille : le stress scolaire et la pression de la performance, les conflits sociaux, un emploi du temps de loisirs trop chargé ou une consommation excessive et inadaptée à son âge des médias peuvent, dans certaines circonstances, conduire ton enfant à se sentir submergé et à ne pas parvenir à se détendre le soir. Avec un enfant en primaire, tu peux déjà très bien discuter de ses besoins et chercher ensemble des solutions.

Important : la plupart des difficultés d’endormissement sont liées au développement et temporaires. Les habitudes déjà bien ancrées peuvent être modifiées avec un peu de temps et de persévérance. Grâce à des stratégies adaptées et à une attitude bienveillante mais cohérente, vous parviendrez, avec votre enfant, à passer des nuits plus paisibles.

Leona Rudolph, psychologue de la santé et experte en santé du sommeil

Leona Rudolph Schlafexpertin & Gesundheitspsychologin
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Conseils éprouvés pour aider les enfants à s'endormir

Ces stratégies pratiques t'aideront à accompagner ton enfant dans son endormissement. Elles contribuent également, à long terme, à instaurer une bonne hygiène de sommeil, ce qui est également important pour les adultes :

  1. Une journée active avec beaucoup d’activité physique

    Les enfants qui font suffisamment d’exercice pendant la journée – de préférence à l’extérieur, à la lumière du jour – sont plus fatigués le soir et s’endorment plus facilement. Veille à ce qu’ils aient des moments d’activité physique le matin et en début d’après-midi. En revanche, les jeux turbulents en fin d’après-midi peuvent empêcher ton enfant de ressentir la somnolence nécessaire pour s’endormir.

  2. Un emploi du temps structuré avec des horaires de coucher fixes

    Des horaires fixes pour la sieste, le dîner et le coucher facilitent considérablement le sommeil. Les enfants ont besoin de structure, de routine et de prévisibilité dans leur quotidien. Un rythme régulier aide le corps à se préparer à l’heure du coucher.

  3. Une phase de transition calme avant le coucher

    Il est préférable de passer la dernière heure avant le coucher dans le calme. Éteignez les écrans de télévision, de tablette ou de smartphone au moins une heure avant, car la lumière bleue inhibe la production de mélatonine. Des activités calmes comme le dessin ou les puzzles, mais aussi la lecture commune d’albums illustrés, aident les enfants à apaiser leur corps et leur esprit.

  4. Mettre en place des rituels apaisants pour s'endormir

    Un rituel du coucher établi dès le plus jeune âge et pratiqué tous les soirs avec votre enfant lui signale : « C’est l’heure de se reposer. » Il peut s’agir d’une histoire à dormir debout lue à voix haute, d’une chanson chantée ensemble ou d’un petit massage. Important : le rituel doit être d’une durée limitée (environ 15 à 30 minutes) et se dérouler toujours de la même manière.

  5. Créer un environnement de sommeil optimal

    La chambre d’enfant doit être sombre, calme et fraîche (environ 18 °C) pour favoriser le sommeil. Une petite veilleuse peut aider les enfants à partir de trois ans à surmonter leur peur de l’obscurité totale. La peluche préférée ou un doudou procure un sentiment de sécurité.

  6. Encourager progressivement l’autonomie

    Si ton enfant ne veut pas s'endormir sans toi ou sans d'autres personnes de référence, il peut être utile de réduire progressivement ta présence. Assieds-toi d'abord à côté du lit, par exemple, jusqu'à ce que ton enfant soit presque endormi, puis éloigne-toi un peu plus chaque soir. Ainsi, ton enfant apprendra à s'endormir tout seul. Il est important de rester cohérent, tout en faisant preuve d'affection et de patience. Les enfants ont besoin de se sentir en sécurité et protégés, même si maman ou papa ne sont pas assis juste à côté d'eux.

  7. Prendre les peurs au sérieux et trouver des solutions

    Lorsque ton enfant n’arrive pas à s’endormir, les peurs jouent souvent un rôle. Au lieu de lui expliquer rationnellement que les monstres n’existent pas, cherche des solutions avec lui : un « spray anti-monstres » (de l’eau parfumée à la lavande), une peluche « mangeuse de soucis » ou un capteur de rêves peuvent aider.

  8. Conseil pour aider les enfants de 10 à 12 ans à s'endormir : instaurer un rituel de discussion

    Pour les enfants plus âgés en particulier, il peut être utile de prévoir chaque soir un moment dédié où ils peuvent parler de leurs expériences et de leurs éventuelles inquiétudes. Ainsi, ils n’ont pas à les emporter avec eux dans la nuit, où les ruminations pourraient les priver de sommeil.

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Techniques de relaxation et aides au sommeil adaptées à l'âge

Grâce à des méthodes simples et éprouvées, tu peux aider ton enfant à s'endormir plus facilement. Et le plus beau dans tout ça, c'est que les techniques de relaxation et le fait de « déconnecter » consciemment après une journée stressante te feront probablement du bien à toi aussi.

Exercices de respiration et de relaxation corporelle

  • Exercices de respiration: respirer lentement et profondément ensemble apaise le système nerveux et aide à lâcher prise après la journée.
  • Relaxation musculaire progressive (RMP): la RMP consiste à contracter puis à relâcher successivement différents groupes musculaires. Cela réduit le stress et favorise la somnolence. La RMP convient aux enfants dès l’âge de cinq ans environ.
  • Exercices d’étirement légers ou yoga pour enfants: des mouvements ludiques tels que « le chat endormi » ou « l’arbre tranquille » favorisent la conscience corporelle et la relaxation.

Stimulations sensorielles apaisantes

  • Massage doux: un bref massage du dos ou des pieds avant de dormir a un effet apaisant, procure un sentiment de sécurité et de réconfort, et favorise la sécrétion d’ocytocine, l’« hormone du câlin ».
  • Musique apaisante ou histoires pour s'endormir: des mélodies calmes ou des histoires racontées d’une voix douce facilitent l’endormissement.
  • Peluche ou doudou: les objets familiers procurent un sentiment de sécurité et ont un effet particulièrement relaxant chez les jeunes enfants.

Relaxation mentale et émotionnelle

  • Voyages imaginaires: de petites histoires guidées ou des visualisations aident les enfants à se concentrer sur des images positives et à se calmer.
  • Pleine conscience par la perception corporelle: les enfants prennent conscience de leur position allongée ou de la sensation que leur procure leur couverture. Cela les détourne des ruminations.
  • Tour de table de la gratitude du soir: ensemble, vous pouvez citer trois beaux moments de la journée. Cela renforce le bien-être et réduit les tensions.

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Leona Rudolph, psychologue de la santé et experte en santé du sommeil

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Quand faut-il consulter un médecin ?

Si votre enfant a souvent du mal à s'endormir, présente des difficultés croissantes à rester endormi toute la nuit ou est régulièrement fatigué, inattentif et excessivement agité pendant la journée, vous devriez consulter un pédiatre. Celui-ci pourra exclure toute cause nécessitant un traitement à l'origine des troubles du sommeil de votre enfant.

Signes d'alerte qui justifient une consultation médicale :

  • Problèmes persistants d'endormissement pendant plusieurs semaines
  • Besoin excessif de bouger les jambes après s'être couché
  • Ronflements importants ou apnées du sommeil (en l'absence d'infection)
  • Une fatigue diurne extrême malgré un temps de sommeil suffisant
  • Manque d'attention et agitation excessive pendant la journée
  • Somnambulisme (risque de blessure) ou terreurs nocturnes
  • Cauchemars récurrents
  • Douleurs abdominales nocturnes et brûlures d'estomac (reflux)
  • Crises soudaines survenant pendant le sommeil
  • Problèmes de sommeil qui pèsent lourdement sur le développement ou la vie familiale

Si nécessaire, les pédiatres peuvent également t'orienter, toi et ton enfant, vers des spécialistes du sommeil ou des centres de consultation spécialisés.

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Votre enfant ne veut pas dormir ? Questions fréquentes

Les raisons des difficultés d'endormissement chez les enfants sont multiples : angoisse de séparation, surexcitation due à une journée mouvementée, peur du noir ou des monstres, ou simplement l'envie de passer encore un peu de temps avec ses parents. Parfois, des habitudes de sommeil inadaptées en sont également la cause. Observe attentivement ton enfant et cherche à déterminer s’il ne veut pas dormir ou s’il n’y parvient pas. Selon la cause, différentes solutions peuvent s’avérer utiles.

Les besoins en sommeil des enfants dépendent de leur âge et diminuent à mesure qu’ils grandissent. Les nouveau-nés dorment jusqu’à 17 heures par jour, réparties en plusieurs phases de sommeil. Les tout-petits ont encore besoin d’environ 13 heures de sommeil, siestes comprises, tandis que les enfants d’âge préscolaire ont besoin d’environ douze heures. Les enfants scolarisés en primaire ont besoin en moyenne de dix à onze heures de sommeil par nuit, et les adolescents d’environ huit à dix heures. Ces durées sont données à titre indicatif, car les besoins réels peuvent varier d’un individu à l’autre.

Pour les tout-petits qui ne veulent pas dormir, ce sont surtout des routines du soir bien établies ainsi que des rituels apaisants qui aident le plus. Mettez en place un emploi du temps structuré avec des heures de coucher fixes et un rituel relaxant pour s'endormir (lecture d'une histoire, chanson de berceuse). Veillez également à ce que l'environnement de sommeil soit calme et que la température soit optimale. Important : les tout-petits doivent eux aussi apprendre à s'endormir dans leur propre lit, plutôt que dans vos bras ou contre votre poitrine. Fixez des limites claires et bienveillantes, et restez cohérent.

Des techniques de relaxation simples, comme la respiration consciente ou les massages doux, fonctionnent déjà chez les tout-petits. Tu peux introduire la relaxation musculaire progressive à partir de cinq ans environ, mais présente-la de manière ludique et adaptée aux enfants. Les enfants à partir de dix ans peuvent déjà pratiquer de manière autonome des exercices de relaxation, de la méditation ou des voyages imaginaires. Il est important que les techniques soient adaptées à leur âge et ne soient pas perçues comme une contrainte.

Consulte un médecin si ton enfant présente, pendant plusieurs semaines, des difficultés persistantes à s'endormir ou une envie excessive de bouger les jambes après s'être couché. Une consultation chez un pédiatre est également recommandée si ton enfant est très fatigué et déconcentré pendant la journée, s'il ronfle fortement ou s'il présente des pauses respiratoires. Il en va de même s'il se plaint fréquemment de douleurs pendant la nuit. Tu dois également consulter un médecin en cas de somnambulisme présentant un risque de blessure et de cauchemars récurrents. Tout état de type crise survenant pendant le sommeil constitue également une raison de consulter un pédiatre. Une autre raison est que les troubles du sommeil pèsent lourdement sur toute la famille. Il convient alors d’en déterminer les causes et, si nécessaire, de mettre en place une prise en charge professionnelle.

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Études et sources

Iglowstein, I., Jenni, O. G., Molinari, L., & Largo, R. H. (2003). Durée du sommeil de la petite enfance à l'adolescence : valeurs de référence et tendances générationnelles. Pediatrics, 111(2), 302–307. https://doi.org/10.1542/peds.111.2.302

Mindell, J. A., Kuhn, B., Lewin, D. S., Meltzer, L. J., & Sadeh, A. (2006). Traitement comportemental des troubles du coucher et des réveils nocturnes chez les nourrissons et les jeunes enfants. Sleep, 29(10), 1263–1276. https://doi.org/10.1093/sleep/29.10.1263

Schlarb, A. A., Liddle, C. C. J., & Hautzinger, M. (2011). Problèmes de sommeil chez les enfants et adolescents allemands : une enquête par auto-évaluation. Child Psychiatry and Human Development, 42(5), 593–605.